Informations :
Auteur : Rhedyan
Postée le : 10/01/2007
Note : 5
Nombre de votes : 2
Voir les évalutations
Histoire :
Chapitre 1
John arriva à la porte en courant. Il hurla à Rodney et Ronon de rentrer l'adresse de la cité et de partir. Il se retourna pour dire à Teyla de faire la même chose pendant qu'il la couvrait. Mais elle n'était pas là.
Ronon : Où est Teyla ?
John : Je ne sais pas, je vais la chercher, retournez sur Atlantis !
John repartit en sens inverse, priant pour qu'il ne soit rien arrivé à Teyla. Il courut pendant des minutes qui lui parurent interminables avant d'entendre un cri. Un cri de femme. Une femme dont il connaissait mieux que quiconque la voix. Il accéléra mais quand il put enfin la voir, il était presque trop tard. Kolya braquait son arme sur elle. John hurla un " Non " désespéré. Kolya lui jeta un regard et il tira sur la jeune femme avec un sourire cruellement satisfait sur le visage...
John se réveilla en sursaut. Ce cauchemar le hantait parfois, lors de nuits difficiles, depuis Kolya l'avait torturé. Il ne comprenait pas pourquoi il avait si peur que ce fou s'en prenne à elle. Il haïssait John et voulait le voir souffrir devant lui, pas à travers une personne qui comptait pour lui. Mais Kolya était si étroit d'esprit, il n'aurait pas choisi Teyla mais plus probablement Weir.
John se rallongea, nauséux. Fichue grippe qui le clouait au lit toute la journée depuis presque une semaine. Il était incapable d'avaler quoi que ce soit, et ne supportait pas de rester couché. Mais il était encore trop faible pour se lever. Il se rendormit sans s'en rendre compte. Il n'entendit pas qu'on entrait dans sa chambre. Il ne sortit à moitié de sa léthargie que lorsque la fine silhouette s'assit délicatement sur le lit. Il sentit une main de femme lui caresser la joue puis les cheveux avec une extrême douceur.
J : Je ne dors plus...
La jeune femme sursauta.
Teyla : Je suis désolée... Je ne voulais pas vous réveiller John.
J : Non mais continuez, j'aime beaucoup ce que vous faisiez.
Teyla sourit. Elle ne pensait vraiment pas qu'il apprécierait qu'elle s'occupe de lui. Etait il aussi frustré qu'elle ? Il avait de plus en souvent des comportements ambigus pouvant lui faire penser qu'elle n'était pas qu'une amie pour lui. Il l'avait même embrassée une fois, était ce seulement une pulsion dictée par sa mutation ?
Teyla se remit à lui caresser les cheveux. Elle rougit brutalement aux pensées qui lui traversèrent l'esprit. Elle s'arrêta et ne le réalisa que lorsque John le lui fit remarquer. Il la regardait avec un léger sourire et elle dut faire appel à tout son self control pour ne pas se jeter sur lui. John se redressa. Leurs visages étaient à quelques centimètres.
J : Quelque chose ne va pas ?
T : Non non, tout va bien...
" Juste une trop grande proximité " pensa t-elle.
John se recoucha. Il semblait fatigué, aussi jugea t-elle plus opportun de s'en aller. Au moment où elle se levait, elle sentit qu'on la tirait en arrière. Elle se retrouva couchée sur John. Les mains du militaire étaient posées sur la taille de l'Athosienne. Ils se regardèrent longuement avant qu'elle ne se penche doucement vers lui. Il leva légèrement la tête et l'embrassa tendrement. Le baiser se prolongea et devint plus passionné. Teyla sentit une main de John se poser malencontreusement sur sa cuisse. Elle s'écarta doucement et lui sourit avant de descendre sa bouche dans son cou. John laissa échapper un gémissement rauque, se maudissant de n'avoir pas la force de lui faire endurer le même genre de calvaire.
T : John ?
J : Hum...
T : Tu te sens bien ?
J : Oui, tu es juste en train de me torturer...
La jeune femme se mit à rire.
T (murmurant à l'oreille de John) : Et ce n'est que le début...
Elle se leva avec précaution.
J : Hey, où tu vas ?
T : Tu as la grippe, John, donc tu as besoin de repos.
John se redressa, appuyé sur ses coudes.
J : C'est une blague ??
T (souriant légèrement) : Pas du tout.
Il se laissa tomber sur le lit. Teyla revint vers lui et déposa un léger baiser sur les lèvres du colonel.
T : Sois en forme pour la suite...
John se mordit la lèvre et la regarda partir.
J : Ne t'inquiète pas pour ça...
Chapitre 2
John s'était rapidement rétabli. Il avait une excellente motivation, qui plus est. Ce matin là, il se dirigeait tranquillement vers le hangar quand il croisa Teyla. Il la vit relever la tête et le fixer en souriant. John déglutit et tenta de garder son calme. Elle passa près de lui mais ne fit aucun mouvement dans sa direction. Ils étaient dans un couloir étroit, peu fréquenté et guère plus éclairé. John sauta sur l'occasion. Il attrapa Teyla par la taille et l'embrassa sauvagement. Elle ne fit rien pour le repousser et ils ne s'écartèrent que lorsqu'ils furent à bout de souffle.
T : Doucement colonel, vous êtes encore...
J (la coupant) : Je suis parfaitement remis.
Teyla laissa échapper un petit rire moqueur que John fit taire en lui mordillant doucement la peau du cou.
T : Oh non tu triches...
John ne répondit pas. Il continua à appliquer son plan à la lettre. Elle se colla contre lui, lui offrant un peu plus son cou. Il lui caressa le dos puis descendit lentement ses mains sur les reins puis les fesses de Teyla, avant de la soulever et de la plaquer durement contre le mur.
T : Doucement, tu me fais mal !
John s'écarta légèrement et l'embrassa avec une infinie douceur.
J : Excuse moi, je...
T : Tu ?
Pour toute réponse, il l'embrassa à nouveau. Ils auraient pu rester éternellement contre ce mur si une certaine personne aux bagues dans les cheveux n'était pas passée dans ledit couloir à ce moment là.
?: Vous auriez pu faire ça ailleurs.
Teyla et John sursautèrent. Il la lâcha doucement et chacun réajusta ses vêtements avant de se tourner vers Ronon, écarlates. Ronon, quant à lui, trouvait la situation fort intéressante et souriait.
John pointa un doigt vers lui.
J : Si vous dites quoi que ce soit à qui que ce soit, je vous tue !
Teyla lui donna un coup sur le bras. Ronon pouffa.
Ronon : Dommage, j'avais gagné mon pari et MacKay ne le saura pas.
Teyla lança un regard noir à Ronon et prit John par le bras en s'éloignant. Le colonel la suivit avant de se retourner brusquement.
J : Quel pari ??
Ronon éclata de rire et repartit.
J (criant dans le couloir) : Quel pari ??
T : A ton avis ?
J : Ben j'en sais ri...
Il ne finit pas sa phrase, comprenant soudain.
J : Je vais les massacrer.
Teyla sourit puis se colla contre lui.
T : Occupe toi de moi d'abord...
Chapitre 3
John regarda, un léger sourire sur les lèvres, la jeune femme qui dormait profondément à côté de lui. Elle était allongée sur le ventre et il en profita pour effleurer légèrement le dos nu et ambré. Mais elle dormait si sereinement qu'elle ne bougea même pas. Il savait bien qu'il aurait du dormir lui aussi, mais il ne se lassait pas de l'observer. Et aussi le fait qu'il avait peur de refaire ce cauchemar... Il finit tout de même par s'endormir.
Lorsqu'il se réveilla, il eut l'impression d'avoir simplement cligné des yeux. Mais il réalisa que ce n'était pas le cas quand il vit le lit vide. Il émergea lentement et entendit l'eau qui coulait puis s'arrêtait. Teyla sortit quelques instants plus tard, enveloppée dans le drap de bain de John. Il haussa un sourcil et lui fit un sourire carnassier. Elle vint s'allonger contre lui, encore humide. John l'embrassa longuement.
T : Je ne voulais pas te réveiller.
J : Ce n'est pas grave, je devais me lever de toute façon.
Teyla se releva et s'habilla sous le regard intéressé de John. Mais elle ne s'en rendit compte que lorsqu'elle eut terminé.
T : Tu aurais pu te retourner.
J : Pourquoi faire ? On est dans ma chambre je fais ce que je veux.
Il se leva tout en nouant le drap autour de sa taille.
J : Et puis j'ai déjà tout vu cette nuit...
Teyla se blottit contre lui en souriant. Mais son regard s'assombrit très vite. Elle en avait assez de se cacher pour être avec lui. Seul Ronon savait, ou du moins se doutait de quelque chose. John refusait catégoriquement que quiconque soit au courant. Il semblait persuadé que Weir la changerait d'équipe, et il était hors de question pour lui qu'elle ne soit plus sous sa protection lors des missions.
Ils se regardèrent et il lui caressa la joue avec tendresse.
T : Je ne veux plus me cacher...
J : Moi non plus. Mais on en a déjà parlé. On...
T (le coupant) : Je sais ! Mais ça devient trop dur pour moi de cacher ce que je ressens. Ça l'était déjà avant, mais maintenant je ne peux plus.
Elle s'écarta de son étreinte et le fixa.
T : Est ce que tu m'aimes John ?
Il l'observa, bouche bée. Evidemment qu'il l'aimait, comment pouvait elle en douter.
T : Parce que moi je t'aime.
Teyla quitta la pièce, laissant un John qui ne réalisait pas. Mais il se reprit très vite et la rattrapa presque immédiatement.
J : Je t'aime, je... Je trouverai un moyen pour qu'on ne soit pas séparés en mission. Je ne veux plus que tu souffres.
Elle le regarda et lui sourit. Puis elle se mit à rire.
J : Quoi ?
T : Ton drap est transparent...
J : Oh...
Il repartit dans sa chambre, suivie d'une Teyla qui observait avec attention les fesses musclées à peine cachées par le drap...
Chapitre 4
(4 ans et un nouvel Atlante plus tard)
Rodney et John se regardèrent. La cérémonie allait commencer mais il manquait encore quelques personnes, dont la deuxième personne qui allait se marier. Pour des raisons complètement différentes, les deux hommes angoissaient terriblement, sous le regard amusé d'Elizabeth et Ronon.
A quelques mètres de là, une personne en réconfortait une autre. Teyla avait une main posée sur l'épaule d'un Carson au visage décomposé.
Carson : Je vais me marier...
T : Et tu y survivras.
C : Oui mais après ? Si je suis un mauvais mari ??
Teyla ne put s'empêcher de rire.
T : Si tu as si peur que ça, pourquoi lui as tu demandé de t'épouser ?
C : Je l'aime, je veux que nous passions notre vie ensemble.
T : Où est le problème alors ?
Carson sourit.
C : Il n'y en a pas...
(Retour vers la salle de la cérémonie, la salle de la porte en fait)
John, en uniforme d'apparat, s'approcha de Laura, elle aussi en uniforme d'apparat.
J : Tout va bien lieutenant ?
Laura : Je vais le tuer s'il n'arrive pas dans les 3 prochaines minutes.
Rodney étouffa un rire. Il n'y avait que John pour parler à une femme enceinte de 8 mois, énervée contre son futur mari, le jour de son mariage.
John haussa un sourcil et allait lui conseiller de se calmer lorsque Teyla et Carson descendirent devant la porte des étoiles. Carson s'approcha de Laura en lui souriant, et malgré sa colère, elle ne put résister et lui sourit également. Teyla alla rejoindre John.
La cérémonie dura près d'une heure, puis Carson et Laura furent déclarés mari et femme. Ils eurent juste le temps de s'embrasser. Laura poussa un cri de douleur. Le bébé arrivait...
***
Teyla était allongée dans sa chambre. Elle posa les mains sur son ventre. Elle aussi aurait voulu avoir un enfant de l'homme qu'elle aimait. Elle n'arrivait pas à dormir. Quelqu'un frappa à sa porte. Elle se leva et vit Rodney en face d'elle.
T : Rodney ? Que se passe t'il ?
Rodney : Je ne te dérange pas ? Evidemment que si, il est 3 heures du matin...
T (haussant un peu la voix) : Rodney !
R : Oui, désolé...
T : Je t'écoute.
T : C'est John. Il... Oh comment dire ça ??
Teyla était inquiète tout d'un coup.
R : Il ne savait pas comment te l'annoncer, mais il a eu une promotion.
T : Oui et alors ?
R : Il va surement être réaffecté sur Terre.
Teyla blêmit. Rodney la fixa, soucieux. Il savait que Sheppard ne serait jamais arrivé à lui annoncer une nouvelle pareille. Ni l'un ni l'autre ne supporterait la séparation.
T : Où est il ?
R : Derrière la porte...
Teyla sourit. Elle se doutait que John ne devait pas être loin. Rodney sortit et John entra dans la chambre. Elle le regarda tristement avant de se blottir contre lui.
J : Je vais refuser. Je n'ai pas le droit de te demander de quitter ton peuple. Et puis je n'ai pas envie de partir. Atlantis est le seul endroit où je me sens chez moi.
T : Tu ne peux pas laisser passer ta chance simplement pour moi...
J (la coupant) : Rien n'est plus important à mes yeux que notre amour. J'ai bien réfléchi. Je veux que tu deviennes mon épouse.
Teyla releva la tête, stupéfaite.
T : Tu es sérieux ?
J : Je ne l'ai jamais autant été.
Elle lui sourit et l'embrassa longuement.
T : Teyla Sheppard...
Chapitre 5
(Quelques années plus tard)
J (hurlant) : Joanie reviens immédiatement !!!
Mais la petite fille brune ignora royalement son père, continuant à courir après le mulot qu'elle avait vu passer un instant auparavant. John soupira.
J : Ta fille est une vraie calamité.
Teyla releva la tête et le fixa, tout en surveillant le bébé qui tétait goulûment.
T : MA fille ? Je ne l'ai pas faite toute seule. Et puis ce trait de caractère ne lui vient sûrement pas de moi. Mon chéri.
John fit la grimace. Il posa dans le parc le petit garçon qu'il tenait et qui jouait avec ses plaques militaires.
T : Je surveille les garçons, va donc chercher TA fille.
John s'éloigna puis se retourna un bref instant. Il vit Teyla mettre leur dernier né dans son couffin puis se pencher vers le cadet en lui souriant. Il repartit vers le fond de l'immense jardin en appelant sa fille.
Joanie : Je suis là !!!
John se dirigea vers la voix. La fillette sortit d'un buisson. Son père mit les mains sur ses hanches, prenant un air faussement fâché qui ne trompa nullement l'enfant. Elle le fixa avec les mêmes yeux vert olive que lui et il fondit devant le regard enfantin. Il s'agenouilla pour être à sa hauteur.
J : On se fait du souci quand tu t'éloignes comme ça.
Jo : Je voulais attraper la souris.
J : Et tu l'as eue ?
Jo (boudant) : Non...
John la souleva et la mit sur ses épaules. Joanie riait aux éclats quand ils rejoignirent Teyla et les deux petits garçons.
T : Elizabeth a appelé. Rodney et elle vont arriver avec la famille Beckett. Le général O'Neill doit venir plus tard dans la soirée.
J : Et Sam ?
T : Elle vient avec Liz et Rodney.
J : C'était vraiment la peine de faire tout ça ?
T : Tu as quarante ans, ils m'ont dit que c'était un âge important pour les Terriens.
Elle sourit.
T : L'âge de la maturité.
J : Très amusant.
Teyla passa ses bras autour du cou de John et l'embrassa. Joanie les interrompit en tirant sur la jupe de sa mère.
Jo : Y'a tonton Rodney et tata Liliz !
La fillette courut vers eux. Ils étaient accompagnés de Laura, Carson et leurs triplées. Sam suivait, son ventre rebondi plus visible que jamais. Les Sheppard saluèrent gaiement leurs amis...
Chapitre 6
(Encore quelques années plus tard)
La jeune femme se regarda dans le miroir. La robe blanche faisait ressortir sa peau métissée. Ses longs cheveux bruns tombaient en boucles sur son dos. Elle n'avait pas voulu de voile et avait simplement des fleurs dans les cheveux. La porte s'ouvrit doucement et ses parents entrèrent.
T : Tu es magnifique ma chérie.
Jo : Je ne trouve pas pourtant...
Teyla s'approcha et caressa les cheveux de sa fille.
T : Moi aussi j'étais terrorisée le jour de mon mariage. Mais regarde, tout s'est bien passé. Et la vie qui en a découlé a été merveilleuse et l'est encore aujourd'hui.
La jeune femme regarda John qui hocha la tête en souriant.
J : Je suis de l'avis de ta mère.
Il s'approcha et tendit le bras à sa fille.
J : Laisseras tu ton vieux père te conduire à l'autel ?
Jo : Evidemment !
La cérémonie se déroula sobrement. Le repas fut beaucoup plus animé, car Joanie avait invité tous les amis que ses parents s'étaient faits lors de l'expédition Atlantis, et qu'ils considéraient comme leur famille. Son mari n'avait, quand à lui, invité que son père. Le jeune homme n'avait pas d'autre famille. Son père et lui avaient été immédiatement intégrés et l'un comme l'autre, ils se sentaient moins seuls.
John vint s'asseoir près de Teyla. Elle le regarda et lui sourit.
J : Tu te souviens de notre mariage ?
T : Comment aurais je pu oublier ?
J : Accepterais tu de devenir ma femme ?
Teyla éclata de rire. Mais elle s'arrêta lorsqu'elle vit qu'il était sérieux.
J : Les couples qui s'aiment font ça. Ils renouvellent leurs vœux. Et je t'aime bien assez pour vouloir le faire. Ça fait près de 30 ans que nous sommes mariés, ça nous donnera un coup de jeune...
Il l'embrassa dans le cou.
T : Je t'aime alors oui, j'accepte de redevenir ta femme.
Chapitre 7
John caressait doucement les cheveux de Teyla. Elle ouvrit les yeux et lui sourit faiblement.
T : Tu devrais dormir mon chéri...
J : Ne t'inquiète pas pour moi mon amour.
Elle sourit à nouveau puis se rendormit. John prit la main de sa femme et la porta à sa joue, essayant de ne pas s'effondrer. Elle était si pâle. Il aurait voulu partir le premier. Il avait passé plus de la moitié de sa vie auprès de Teyla, elle lui avait donné trois magnifiques enfants qui, à leur tour, avaient eu des enfants. Il avait oublié ce qu'était la vie sans elle et à l'automne de sa vie, il ne sentait pas capable de l'apprendre à nouveau.
John s'endormit sans s'en rendre compte. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il eut l'impression d'avoir chuté sur des pierres. Le médecin entra dans la chambre à ce moment là et le prit à part, lui expliquant que l'état de Teyla s'était dégradé. Il lui rappela également qu'ils avaient signé un refus de réanimation. L'ancien militaire hocha la tête, se rappelant combien ça avait été douloureux, en plus d'apprendre la maladie de sa femme, d'accepter le fait qu'elle ne voulait pas se battre plus que de raison.
*
John regarda le médecin et hocha la tête. L'homme débrancha le respirateur.
Médecin : Son cœur va cesser de battre dans quelques minutes. Elle ne souffre plus.
John savait déjà tout ça. Teyla avait sombré dans un coma irréversible trois jours auparavant. Il regarda sa femme, incapable de bouger, parler ou même pleurer. Il ne réagit même pas quand le bruit strident de l'ECG indiqua que le cœur avait cessé de battre. Le médecin éteignit la machine et sortit de la chambre, laissant le vieil homme seul avec celle avec qui il avait passé la majeure partie de sa vie.
John caressa les cheveux de Teyla. Jamais il ne l'avait trouvé aussi belle qu'à ce moment là. Il s'allongea près d'elle. La vie sans elle n'avait plus aucun sens pour lui...
Le médecin revint une heure plus tard. Le colonel était allongé près du corps. Il dormait. Il s'approcha et le secoua légèrement. Sans effet. Il fronça les sourcils et posa deux doigts sur la carotide. Il tâtonna plusieurs fois le cou avant de se rendre à l'évidence : John Sheppard s'était laissé mourir.
Fin