Informations :
Auteur : vivelesunas
Postée le : 05/01/2007
Note : 6.5
Nombre de votes : 2
Voir les évalutations
Histoire :
Auteur : Vive les Unas
Genre : Un peu de tout, slash McBeckett (passage NC17), ship (vous verrez bien lequel, mais je pense que je vais me faire tuer par certains et certaines d'entre vous...), tendresse, quelques passages tristes, humour, et d'autres trucs quasi impossibles à définir, suite.
Saison : Aucune idée... Je n'ai pas vu la deuxième, donc je fais totalement abstraction des spoilers qui sont parvenus jusqu'à mes oreilles.
Résumé : L'intrigue se passe 5 ans après la fin de Papa(s), donc c'est aussi la suite du tome 1 de Juliet (sans blagues).
Le bébé est devenue une fillette, et Rodney et Carson en plus de gérer leur petite peste de 5 ans qui pose toujours des questions doivent assurer leur réintégration quand ils reviennent sur Terre, sans compter que le dossier scolaire d'une petite fille issue d'une famille homoparentale qui est rempli de " classé secret défense ", ça intrigue les gens...
Et la vie de couple dans tout ça ?
Disclaimer : Les personnages que je n'ai pas inventés ne m'appartiennent pas, je fais ça gratos, ne pas publier sans mon autorisation merci !
Notes de l'auteur : Je vous conseille fortement de lire Papa(s) et Juliet Les Rois Des Couches avant de commencer cette fic où bien c'est l'incompréhension assurée !
Je dédie cette fic à tous ceux qui ont un jour du annoncer à leurs parents une nouvelle assez révolutionnaire (" Papa, je veux devenir comédienne ", " Maman, je suis homosexuel ", " Papa, je veux aller vivre au Canada après le bac ", " Maman, j'aime pas ton putain de ragoût d'oignon que tu fait à chaque repas et dont tu t'évertues à m'en resservir alors que ça me donne envie de gerber, tu cuisine aussi bien qu'une vache avec des moufles... " Etc....).
Après ce gentil petit pétage de câbles, revenons aux choses sérieuses : merci beaucoup pour vos commentaires rapport à mes fanfics, ça me fait plaisir à un point inimaginable, et c'est fou ce que ça motive ! Plus que deux suites après celle là, Vive les Unas tient le coup, ouf, ouf, elle essaie de faire vite et bien sans que ça foire, ouf, ouf, crevant ce truc, et avec le lycée en plus, ça relève de l'exploit (modestement), m'enfin, délirer sur ordi c'est ma drogue (avec le matage Shanks/Hewlett/ McGillion aussi...).
Mais une question doit s'imposer à votre cerveau impatient : Quand est ce qu'elle commence cette foutue fic ? Non mais oh, une intro ne prend pas deux pages non plus !
Non. Ben la fic, elle commence maintenant... (Wah, ça fait class ça...)
A ma mère, qui pense toujours que l'homoparentalité est inadmissible...
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le bruit d'ouverture de la porte tira Carson de son état de semi sommeil. Il regarda le réveil posé sur sa table de nuit et soupira.
Rodney pénétra dans la chambre précipitamment, l'air jovial.
Carson : C'est à cette heure-ci que tu r...
L'écossais fut stoppé dans son élan par un baisé de son compagnon. Celui-ci se redressa, un sourire flottant sur les lèvres.
Rodney : J'ai trouvé !
Carson : Qu'est ce que tu as trouvé ?
Rodney : C'est un peu compliqué à expliquer, mais en résumé, j'ai réussis à créer un code de compression, mais en vrai ! J'ai réussis à comprimer les molécules d'énergies et à les renouveler étant donné que...
Carson : Rodney ! Qu'est ce que tu essaie de me dire ?
Rodney : Avec l'aide de Radek, j'ai réussis à créer un E2PZ qui recycle son énergie en résumé. On va pouvoir retourner sur Terre, et faire des allers-retours entre la Terre et Atlantis autant de fois qu'on le désire !
Carson était littéralement soufflé.
Carson : Mais c'est génial !
Rodney : J'ai construit deux E2PZ de cette façon, un pour ici, un pour le SGC, et Elisabeth veut qu'on envoie un message à la Terre dés demain !
Carson : Ca veut dire qu'on va pouvoir rentrer et revenir dés qu'on le souhaite ?
Rodney : Oui, c'est exactement ça.
Carson : Rodney McKay, tu es le génie le plus...brillant qu'il m'ait été donné de rencontrer !
Il l'attrapa par le cou et l'embrassa fougueusement.
Carson : Je suis fier de te connaître.
Rodney : C'est vrai ?
Carson : Bien sur mon amour.
L'astrophysicien semblait radieux. Il caressa du bout des doigts le visage ovale de son amant et posa ses lèvres sur son front.
Depuis bientôt cinq ans, la vie de couple leur réussissait à merveille. Leur petite fille semblait épanouie, et tout allait pour le mieux. Et dans très peu de temps, ils pourraient enfin revoir leurs proches et leur faire partager leur bonheur. Si seulement c'était aussi simple...
°°°
Elisabeth Weir appuya sur le premier symbole de la table de commande.
Dans la salle d'embarquement, tout le monde retenait son souffle. C'était la première numérotation pour la Terre avec l'E2PZ bidouillé par Rodney, et si cela marchait, toute l'expédition pourrait enfin revoir sa chère planète.
Et puis soudain, comme par magie, un vortex s'ouvrit. Un murmure de joie parcourut la pièce, et les tapes amicales dans le dos de McKay ne manquaient pas.
Elisabeth : Taisez vous cinq minutes !
Elle se saisit du micro non sans émotion.
Elisabeth : SGC, ici le Docteur Elisabeth Weir de l'expédition Atlantis, vous me recevez ?
-Ici le général Jack O'Neill du SGC, on est sacrément surpris de vous entendre !
Elisabeth : Comment va notre bonne vielle Terre ?
Jack : Oh, pas trop mal ma foi, et chez vous ?
Elisabeth : Nous avons évidemment perdu quelques membres au cours de ces six ans de bons et loyaux services, mais cette expédition tient encore bien debout... Et avec votre permission, nous sommes à présent capables de revenir sur Terre et se rentrer sur Atlantis à volonté !
Jack : Comment ?
Elisabeth : Grâce au docteur McKay, il a fabriqué à l'aide de quelques scientifiques des E2PZ qui recyclent leur énergie, des E2PZ inépuisables ! Et justement, nous en avons un en trop ici, alors on s'était dit que peut être, on pourrait vous en faire don, en échange d'une petite expédition sur notre planète d'origine par exemple !
Jack : Vous rigolez ? Bien sur que vous pouvez !
Elisabeth : Nous vous exprimons nos plus sincères remerciements, général !
Jack : Et quand est ce qu'on verra un atlante passer le Stargate terrien ?
Elisabeth : C'est à vous de nous donner le feu vert, nous sommes prêts !
Jack : Je vais informer le président et je vous re-contacte, SGC terminé.
La diplomate se tourna vers l'assemblée de scientifiques, civils, militaires et autres médecins et leur sourit.
Elisabeth : Je tiens à féliciter chacun et chacune d'entre vous. Avant de partir pour cette citée dont nous ignorions presque tout, je vous avez dit qu'il n'était pas certain que nous revenions un jour parmi les hommes. Et de toute évidence, ma mise en garde n'a pas servi à grand-chose puisque nous pouvons enfin rentrer- provisoirement- chez nous.
Néanmoins, encore bravo à tous pour le courage dont vous avez fait preuve il y a six ans, quand vous avez décidés de prendre part à cette aventure, et pour celui dont vous avez fait part durant cette aventure.
C'est en côtoyant des hommes et des femmes comme vous que l'on est fier d'appartenir à l'humanité. Merci.
L'assistance applaudit. Dans un coin de la salle d'embarquement, Carson tenait sa fille dans les bras et la main de son compagnon dans la sienne. Intérieurement, il remerciait ses tripes de ne pas l'avoir empêché de participer à ces aventures, celle d'atlantis, et celle, plus privée, de fonder une famille avec l'homme qu'il aimait. Et ça, c'était un merveilleux tribut.
°°°
Rodney : On a dit qu'on partait pour la journée Carson, pas pour la semaine, ne prend pas toutes tes affaires !
L'écossais soupira et reposa ses baskets dans le placard.
La moitié de l'expédition était déjà revenue de la terre, c'était au tour de l'autre moitié de revoir la planète bleue une journée, le temps de remplir quelques papiers administratifs et de revenir sur Atlantis.
Il avait été convenu que les membres de l'expédition reviendraient sur Terre à volonté, la vielle base Ancienne devenant seulement un lieu de travail et de vie.
Officiellement, les deux cent quarante membres de l'expédition permanents habiteraient à Cheyenne Mountain et y officieraient en tant que chercheurs, alors qu'en fait ils habiteraient et travaillerait la majeure partie du temps sur Atlantis.
Evidemment, quelques membres de l'expédition traumatisés avaient décidés de rentrer définitivement sur Terre, mais la majorité avait voulut de rester.
Rodney, Carson et Juliet rentraient sur Terre pour la journée, et la petite était toute excitée de découvrir un nouveau monde qu'elle n'avait jamais vu -c'était aussi le cas de Teyla, qui se faisait une joie de pouvoir enfin voir à quoi ressemblait la terre.
Carson : Il ne faudra pas oublier d'inscrire Juliet à l'école, et d'organiser des vacances sur Terre pour que je puisse enfin revoir ma mère !
Rodney : Ta mère, ta mère, ta mère, depuis que tu as appris qu'on pouvait rentrer sur Terre tu n'arrête pas d'en parler !
Carson : Ne me dit pas que tu n'es pas heureux de revoir tes proches...
Rodney : Des proches ? Quels proches ?
Carson : Ta sœur !
Rodney : Et son idiot de mari.
Carson : Même tes parents !
Rodney : J'ai coupé contact avec eux depuis 1987, ce n'est pas pour aller leur sauter dans les bras. Et en plus, je suis sur qu'ils vont te détester.
Carson : Et pourquoi ça ? Ils ne me connaissent même pas ! D'ailleurs, moi non plus je ne les connais pas, tu ne me parles jamais d'eux.
Carson s'assit sur le lit et fit signe à Rodney de venir s'asseoir à coté de lui, probablement pour parler. Celui-ci n'en tint pas compte et continua à préparer ses affaires.
Rodney : Ca n'a rien d'intéressant.
Carson : Rodney, c'est ta vie, je t'aime, et moi ça m'intéresse, alors parle !
L'astrophysicien soupira.
Rodney : Famille canadienne, classe moyenne. Père d'origine -oh, surprise, avec un nom comme McKay- écossaise par mon arrière arrière arrière arrière grand père, mère d'origine franco-allemande par son grand-père. Eux, moi et ma sœur, nés au Canada.
J'ai grandi à Toronto, j'y suis resté jusqu'à l'age de 19 ans où j'ai changé d'université pour aller à celle de Vancouver...
Carson : Pourquoi tu n'y étais pas allé avant ? Tu n'avais pas d'assez bons résultats ?
Rodney : Bien sur que si !
Il eut un rire amer.
Rodney : Je voulais rester avec ma famille bien aimée.
Carson : Pourquoi être partit alors ?
Le scientifique se mordit la lèvre inférieure.
Rodney : Ils m'ont foutu dehors Carson.
Carson : Tes parents ?
Rodney : Ouais, mes parents, il ni a que Jenny qui ait encore daigné me parler.
Carson : Pourquoi ?
Rodney : Ca t'arrive d'arrêter de demander " pourquoi " ?
Il contourna le lit pour aller chercher ses papiers d'identité mais le médecin le saisit par la manche et le fit asseoir à coté de lui.
Carson : Tu peux me le dire quand même...
Rodney soupira et se gratta l'arrière de la nuque.
Rodney : Dans mon cours de mathématiques appliqués, il y avait un garçon, Sydney Philips.
Avant lui, je n'avais jamais osé...enfin, franchir le pas avec des hommes si tu vois ce que je veux dire. J'avais déjà ramené plusieurs copines à la maison, ça n'avait pas l'air de déranger mes parents. Ils devaient être persuadés que j'était hétéro, parce qu'ils faisaient souvent des blagues sur les homos, surtout mon père, chez nous les gays étaient source de rire, de moqueries, et j'étais mal dans ma peau.
Je m'étais déjà rendu compte que je n'étais pas seulement attiré par les filles, et j'avais vraiment, vraiment peur que mes parents s'en rendent compte et soient déçus, ou alors en colère, dégoûtés...
J'étais réellement amoureux de Sydney, et je pense que lui aussi. Je n'avais que 19 ans, et je pensais naïvement que mes parents adorés m'aimeraient quoi qu'il arrive. Néanmoins, j'avais décidé de leur présenter Sydney en tant qu'ami, rien de plus, pour commencer en tout cas, y aller progressivement...
Le canadien s'humecta les lèvres.
Rodney : Il est venu manger à la maison, tranquillement. Il a du plaire à mes parents, parce que ils l'ont vite invités à rester dormir. Sydney était, comment dire...un garçon téméraire.
Je lui faisais désespérément des signes pour lui dire de refuser, mais il a accepté.
Et évidemment, il ne s'est pas cantonné au canapé-lit dans le fond de ma chambre...
Il sourit tristement.
Rodney : Tu connais les canadien et leur manie de ne jamais fermer les portes à clef...
Mon père a sûrement du entendre des bruits bizarres dans ma chambre, alors il est entré sans crier gare. Sydney était en train de me sucer quand il nous a surpris.
Il l'a foutu dehors, et je ne l'ai jamais revu. Mais le pire, c'est le regard empli d'horreur qu'il m'a jeté ensuite. Je n'avais plus l'impression d'être son fils, je savais que je le répugnais, et que je l'avais profondément déçu. Il a crié à ma mère et à ma sœur du haut des escaliers que son fils était une pédale, et je crois que je n'ai jamais eu aussi honte de toute ma vie.
Je me suis mis à pleurer, à m'excuser, mais ça n'a fait que le mettre encore plus en colère.
Mon père a fermé la porte et...et il s'est mis à me frapper, en m'intiment de me défendre si j'étais un homme.
Je n'ai jamais été très physique, mon truc c'était la science, pas la boxe.
J'entendais ma mère pleurer en bas, et ma sœur crier à papa d'arrêter. Et finalement, il a arrêté, en précisant bien que je n'était plus son fils, et que je l'écoeurait.
J'ai du rester une éternité en chien de fusil, à moitié nu au pied de mon lit, à sangloter comme un gamin. Ma mère a finit par monter pour me dire de quitter les lieux dés le lendemain, parce que je n'était plus le bienvenue chez eux, et que chez eux, c'était une famille normale. Moi je n'étais pas normal, j'avais osé sortir des sentiers battus et ça, c'était impardonnable. Je me suis fait chassé de la maison où j'avais toujours vécu par mes propres parents, tu te rends compte ?
Il éclata en sanglots. Carson fut surpris car il ne pleurait jamais d'habitude, mais il le prit tendrement dans ses bras.
Rodney : J'ai du me débrouiller tout seul, je suis allé à Vancouver, j'ai du trouver de l"argent pour continuer mes études...
Jenny n'a quasiment pas fait d'études, elle a pu très vite m'envoyer un peu d'argent, elle était le seul membre de ma famille à ne pas m'en vouloir pour ce que j'étais. Elle s'est fiancée, et j'ai revu mes parents lors du mariage. J'ai voulu restaurer le contact, mais ils m'ont royalement ignoré. Quand ils me regardaient, il y avait une telle haine dans leurs yeux...
L'écossais resserra son étreinte.
Rodney : À la fin de la noce, mon père avait un peu bu, et il s'est mit à raconter des horreurs à mon sujet. " Vous vous demandiez sûrement où était passé Rodney, hein ? Se faire enculer à travers le Canada, voilà ce qu'il a été faire mon con. Et maintenant, faites gaffe de pas le toucher, et de pas vous faire prendre par derrière si vous êtes un homme, il a sûrement attrapé le SIDA, il va crever dans les deux prochains mois, c'est moi qui vous le dit, regardez un peu sa p'tite tronche de pédale mal dans sa peau ! Et dire que c'était mon fils cette ignominie. "
Ma mère l'a forcé à s'arrêter. Je l'ai prise à part, et elle m'a dit " Regarde un peu ce qui est arrivé par ta faute ! Tu es la honte de ton père et de moi-même, je me demande comment fait ta sœur pour te supporter. Ne m'adresse jamais plus la parole ! "
Et je l'ai écouté. J'ai bien failli me jeter sous les roues d'une voiture ce soir là.
Mais c'est passé. J'ai réussis professionnellement...
Il lâcha un nouveau sanglot.
Rodney : Je ne suis jamais retourné les voir, malgré les protestations de Jenny. Je n'arrive toujours pas à leur pardonner. Quand j'étais gosse, ils passaient leur temps à se disputer, à se taper dessus, mais jamais sur Jenny. J'aurais tellement voulu réussir pour eux, pour leur prouver ma bonne foi, pour leur prouver mes capacités et leur dire que je les aimais... Mais eux s'en foutaient, ils voulaient juste un fils viril, un vrai mec, pas un pédé.
Le pire, c'est que pour un garçon ramené à la maison contre au moins cinq filles, ils m'en voudrons toute ma vie. Ils me détestent toujours, j'en suis sur...
Il pleura de plus belle et se serra encore plus fort contre le médecin.
Rodney : Carson...
Carson : Chut...
Il l'embrassa dans le cou, le regarda dans les yeux et l'embrassa tout court.
Carson : Moi je t'aime, et ta fille t'aime aussi, c'est tout ce qui compte.
Rodney : Qu'est ce que je ferais sans vous ?
Carson : De l'astrophysique probablement...
Ils se sourirent. Rodney posa sa tête sur les genoux de Carson tandis qu'il lui caressait le front et les cheveux.
Carson : Je serais toujours là pour toi. Je te protége, tu me protége, on protége Juliet.
Rodney : Toi tu me protége ?
L'écossais acquiesça et passa sa main dans les cheveux du scientifique.
Carson : Si tu veux, on ira les voir tous les deux, ensemble on est plus fort...
Rodney : Non Carson, s'il te plait, ne me force pas à faire ça. Je sais bien que je n'ai plus besoin d'eux, et qu'ils ne peuvent pas me faire de mal, mais j'ai encore peur d'eux.
Carson : Peur ?
Rodney : Je sais que c'est ridicule.
Le médecin fut pris d'un doute.
Carson : Dis moi, quand ton père t'as frappé lorsque tu avais 19 ans parce qu'il t'a surpris avec ton petit copain, c'était la première fois ?
Le visage de l'intéressé restait de marbre.
Carson : Tu as dit que tes parents n'avaient jamais frappé Jenny, mais toi ?
Rodney évitait désespérément le regard de son compagnon.
Carson : Rodney !
Le canadien s'humecta les lèvres.
Rodney : J'étais vraiment un gamin insupportable...
Carson : Oh, merde !
Il se leva et se mit à arpenter la pièce.
Carson : Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?
Rodney : Ce n'était pas grave...
Carson : Pas grave ? Tu te faisais battre par ton père quand tu étais gosse et ça ce n'est pas grave !
Rodney : " Battre ", tout de suite les grands mots !
Carson : Comment tu appelles ça toi ?
Rodney : Il avait juste une manière un peu violente d'éduquer un petit garçon...
Carson : Rodney, la première fois que je t'ai examiné, je me suis demandé pourquoi tu avais autant de traces fractures. On aurait dit le squelette d'un passionné de sports extrêmes, pas celui d'un scientifique qui n'as pas courut depuis au moins cinq ans. C'était ça ?
Rodney : Peut être, j'en sais rien !
Carson : Alors ne minimise pas les agissements de ton père, pour avoir autant de fractures, il a du te tomber dessus une trentaine de fois au moins, et avec une violence inouïe.
Le canadien se releva.
Rodney : C'est du passé tout ça ! Alors arrête d'en parler !
Carson : Ne me dis pas que c'est normal à bientôt 41 ans d'avoir encore peur de son père parce qu'il t'as éduqué un peu brutalement quand tu était gosse, je ne te croirait pas. Combien de fois tu as du aller à l'hôpital ? Dix, quinze, vingt fois ?
Rodney : Chaque semaine ils voyaient un gosse revenir avec un bras enflé, un pied cassé ou une mâchoire défoncée. Jamais ils n'ont deviné quoi que ce soit, jamais, en dix neuf ans, pas une seule fois ! Alors ne me parle pas d'hôpital s'il te plait.
Carson : Et ta mère, elle ne faisait rien ?
Rodney : Mais elle s'en foutait Carson ! Tout le monde n'as pas eu la maman modèle qui t'apporte chaque jour ton goûté, à la grille de ton école !
Carson baissa les yeux.
Carson : Personne n'a jamais rien remarqué ?
Rodney : Qu'est ce que tu crois, mon père ne me cassait pas la gueule en public. Même Sydney n'en as jamais rien su, il croyait comme tout le monde que j'était agité mais fragile, que je me faisait mal tout seul. Et jamais je ne lui ai dit.
Carson : Alors pourquoi tu est resté jusqu'à 19 ans chez toi ?
Rodney essuya ses larmes d'un revers de main.
Rodney : J'était le souffre douleur de mon père. Pendant ce temps là, il laissait ma mère tranquille, elle était soulagée, et il ne touchait pas encore à ma sœur. C'est pour ça que je suis resté. Pour ma petite sœur. Et moi, je suis devenu l'exclu de service.
J'ai eu tellement peur pour Jenny quand j'ai du quitter la maison... Mais heureusement, il ne lui a jamais rien fait. Je crois que je me serait tué sinon.
Carson : Tu crois qu'il a changé ?
Rodney : Peut être. J'en sais rien.
Jenny s'est casé avec un idiot congénital qui adore son beau-père, elle a eu trois gosses avec lui, dont deux garçons. J'ai dit mille fois à ma sœur de ne pas les faire garder par mes parents, et apparemment, elle a suivi mon conseil.
Quand je suis partit pour Atlantis, j'ai envoyé à Jenny un enregistrement pour lui dire adieu. C'est la seule personne que j'ai prévenue. La seule personne qui remarqueras mon absence.
L'écossais s'avança et pris une nouvelle fois son amant dans ses bras.
Rodney : On devrait aller en salle d'embarquement, on va bientôt retourner au bercail.
Comme si il en avait trop dit, le canadien relâcha Carson et retourna préparer ses affaires. L'écossais l'observa, plein d'admiration. La prochaine personne qui lui dirait que Rodney McKay était un lâche allait passer un mauvais quart d'heure...
Soudain, un retentissant " Papa ! " résonna dans les quartiers de Carson et Rodney. Juliet venait de terminer sa courte sieste. Le médecin partit s'occuper de son bébé tandis que le scientifique essuyait une dernière larme sur sa joue humide.
°°°
Juliet : Papaaaa !
Rodney : Quoi ?
Juliet : C'est quoi la Terre ?
Rodney : C'est une planète ma chérie. Papason et moi, on est nés sur Terre tu vois.
Juliet : Pourquoi ?
Un sourire aux lèvres, Rodney se tourna vers son compagnon.
Rodney : C'est bien ta fille tiens !
Carson saisit sa progéniture dans ses bras.
Carson : Parce que c'est comme ça, moi je suis né en Ecosse, papané au Canada, et toi sur Atlantis, on ne choisit pas là où on va naître.
Juliet : Et moi je vais devoir aller à l'école parce que je choisis pas, c'est ça ?
Rodney : Non, toi tu vas devoir aller à l'école parce que c'est nécessaire. Les enfants apprennent plein de choses à l'école.
Carson : Et ils se font des amis...
Rodney : Si nécessaire.
L'écossais lança un regard étonné à Rodney et reposa la petite fille qui gigotait un peu trop.
Carson : Comment ça " si nécessaire " ?
Rodney : Si elle tient de moi, elle est profondément asociale, pas la peine qu'elle s'évertue à rechercher le contact humain.
Carson : Tu ne recherches pas le contact humain ?
Rodney : Non, pas du tout.
Carson : Alors comment tu explique le fait qu'on ai eu un enfant tous les deux ?
Le scientifique ne savait plus quoi répondre. Le médecin sourit et passa ses bras autours de son cou avant de se serrer contre lui.
Carson : J'adore ta tête quand j'arrive à démonter tes arguments mon chéri.
Le canadien posa ses lèvres sur les siennes.
Juliet : Pourquoi vous faites des bisous ?
Rodney sépara ses lèvres de celles de son homme et sourit.
Rodney : Parce qu'on s'aime très fort.
Juliet : Alors pourquoi vous me faites pas de bisous à moi ? Vous ne m'aimez pas très fort ?
Carson : Bien sur que si ma chérie ! Mais on ne t'aime pas de la même façon.
Juliet : Vous m'aimez de quelle façon ?
L'écossais s'agenouilla en face de sa fille.
Carson : Tu es notre petite fille adorée. Notre petite princesse.
Juliet : Et tu l'aime de quelle façon papané ?
Carson : Je suis amoureux de lui.
Juliet : Et papané il t'aime de quelle façon ?
Rodney : Je suis amoureux de papason aussi.
Juliet : Et moi, il y a quelqu'un que c'est mon amoureux ?
Rodney : Y a-t-il quelqu'un qui est amoureux de moi, Juliet.
Juliet : Y a-t-il quelqu'un qui est amoureux de moi ?
Carson : Je ne crois pas. Pas encore. Mais ça va venir, ne t'inquiète pas...
Juliet : A l'école ?
Carson : Peut être...
Rodney : Ou peut être pas. Allez Juliet, il faut qu'on y aille, donne moi la main.
La petite saisit la main de son paternel et monta sur la passerelle, Carson sur les talons.
Toute la petite famille traversa sereinement l'horizon du Stargate, direction : la Terre.
°°°
Le décor de la base terrienne leur apparut alors. Juliet, tétanisée, se mit à serrer plus fort la main de son père.
Juliet : Je n'aime pas.
Rodney : Qu'est ce que tu n'aimes pas ?
Juliet : J'ai froid, je n'aime pas passer dans le bleu.
Rodney : Ne t'inquiètes pas, tu t'y habitueras.
Soudain, une superbe femme, blonde aux yeux bleus, un sourire aux lèvres, apparut devant la passerelle.
Rodney : Heureux de vous revoir colonel Carter.
Sam : Si seulement je pouvais en dire autant...
Elle s'approcha du groupuscule et serra la main de Carson, puis celle de Rodney. Puis, elle s'accroupit en face que Juliet et lui sourit.
Sam : Qui est tu toi ?
Juliet : Je m'appelle Juliet, et j'ai quatre ans et demi. Mon anniversaire c'est dans soixante-dix dodos ! Et toi tu es qui ?
Sam : Je m'appelle Samantha et je ne vais pas te dire la date de mon anniversaire, Rodney serait capable de venir me le souhaiter.
Juliet : Rodney ? Tu veux dire papané ?
Un air d'incompréhension sur le visage, Carter se tourna vers Rodney.
Rodney : C'est notre fille.
Sam : " Notre " ?
Rodney : A Carson et à moi.
Sam : Oh.
Elle se releva, face à son concurrent.
Sam : Félicitations. Euh, vous êtes...ensemble ?
Carson : Effectivement. Ca surprend un peu au début, mais je crois qu'on va finir par s'habituer à ce genre de réaction...
Sam : Je vais devoir y aller, bienvenu sur terre ! Vous devez passer parler au général O'Neill avant de pouvoir régler ce qui doit être réglé.
Rodney : Très bien, à bientôt Samantha !
L'astrophysicienne fit un sourire crispé et s'éloigna.
Rodney, pour lui même : Elle est encore plus sexy que dans mes souvenirs...Ouch !
Carson venait de lui mettre la main aux fesses et de le pincer. Il s'approcha de l'oreille de son compagnon et, avec un ton de colère, lui chuchota vivement quelques mots.
Carson : Tu es avec moi maintenant, alors arrêtes de regarder sa poitrine en bavant où je t'arrache les testicules !
Rodney, bas : Je ne savais pas que tu était jaloux à ce ...Aie !
Re- pinçon. Rodney soupira et se tourna vers son amant, un sourire artificiel sur les lèvres.
Rodney : Message reçu cinq sur cinq, aucun problème de transmission, j'ai compris !
Carson partit en direction du bureau de Jack O'Neill tandis que Rodney et Juliet le suivait.
Celui-ci les accueillit chaleureusement.
Jack : Bienvenu sur Terre !
Rodney : Merci ! On est heureux de voir que personne ne l'a détruite pendant notre absence.
Jack regarda Juliet, étonné.
Jack : Et qui est cette jeune demoiselle ?
Carson : Juliet Beckett-McKay.
Jack : Ah, oui, votre fille, c'est ça ? Le docteur Weir m'en a parlé, vous voulez l'inscrire à l'école et cela pose quelques problèmes...
Rodney : Lieu de naissance, parents -on va nous demander un certificat d'adoption étant donner qu'on est une famille homoparentale, mais c'est notre fille biologique alors...
Jack : On va vous arranger ça, ne vous en faites pas.
°°°
Rodney était en train d'installer les nouveautés informatiques sur son ordinateur portable adoré. En cinq ans, beaucoup de choses avaient changés, et quelques petites merveilles technologiques faisaient que le scientifique avait l'air d'un bambin devant son cadeau de Noël. En cadeau de bienvenue, Sam avait eu la " bonne " idée d'offrir des poupées Barbie à Juliet, qui en avait rapidement réclamé d'autres. La petite était actuellement assise sur le sol de sa chambre sur Atlantis et elle jouait avec sa petite vingtaine de Ken, Barbie et autres enfants du couple mythique.
McKay était allongé sur le ventre, dans son lit, en train donc de bidouiller son ordinateur. Carson était encore en train de suivre sur Terre, au SGC ce que les personnes chargées de la réintégration des Atlantes coupés de la Terre six ans durant appelait une " formation socio historico idéologique récente ".
En fait, chaque membre de l'expédition avait du se mettre au courant des derniers événements dans le monde et dans leurs pays respectifs, des courants politiques actuels, des derniers films cultes, des dernières musiques à la mode.
La médecine ayant fait quelques prodigieux progrès durant ces six années, Carson avait plus de cours que le commun des atlantes, et il avait la fâcheuse impression d'être revenu en première année de médecine.
Soudain, alors que Rodney s'émerveillait sur un tout nouveau software, sa fille vint s'asseoir sur son lit, à coté de lui, deux Ken, deux Barbie et deux mini-barbie dans les mains. Elle les disposa méthodiquement sur le couvre-lit et se tourna vers son papa, l'air extrêmement sérieux. Elle le secoua gentiment pour attirer son attention.
Rodney : Une minute, je suis occupé.
Juliet : Tu fais quoi ?
Rodney : Des trucs de grands.
La fillette fronça les sourcils et secoua son paternel de plus belle.
Juliet : Quoi comme truc de grand ?
Rodney : De l'informatique. J'ai presque terminé.
Juliet : Presque ça veut dire quoi ?
Rodney : Bientôt si tu arrête de me déranger.
Juliet soupira et se mit à jouer avec ses poupées pour le plus grand plaisir de Rodney.
Une vingtaine de minutes plus tard, quand son sacro-saint programme fut installé, son regard s'attarda sur les jeux de sa fille.
Elle tenait un personnage homme dans chaque main, et les faisaient s'embrasser.
Juliet : Toi, tu es mon amoureux, et si on avait un bébé ? Oh, oui, c'est une bonne idée. Eh ! Regarde, ton ventre commence à gonfler, gonfler... Et hop, voilà le bébé, c'est magique ! On va l'appeler comment ? John !
L'enfant se tordit de rire.
Juliet : Papané, le bébé de mes poupées il s'appelle John ! Mais c'est pas un nom de bébé ça !
Le scientifique sourit à sa fille, tout en songeant qu'il fallait rectifier le tir. Il ne fallait pas que lors de son entrée à l'école, elle s'étonne de voir des couples soi disant " normaux " dire au revoir à leur progéniture sur le pas de la porte...
Il saisit une poupée " fille " qui prônait le culte de l'anorexie et une des poupées " garçons ".
Rodney : Tu sais qu'on peut faire autrement aussi ?
Juliet : Tu veux dire quoi ?
Rodney : L'amour, ce n'est pas forcément un monsieur avec un monsieur...
Juliet : Ben non, les madame elles vont avec les madame !
La logique de la fillette effrayait un peu son paternel.
Rodney : Oui, quelques fois, mais le plus souvent...
Il fit s'embrasser le couple mixte qu'il tenait dans les mains en se disant que si quelqu'un le surprenait en train de jouer aux Barbie avec sa fille, il était cuit...
Rodney : Le plus souvent, c'est un monsieur, avec une madame.
Juliet : C'est vrai ?
Rodney : Puisque je te le dis.
Juliet se mordit la lèvre inférieure, signe chez elle de concentration.
Juliet : Ca veut dire que toi et papané ce n'est pas le plus souvent ?
Rodney : Papané et moi ce n'est pas le plus souvent.
Juliet : Pourquoi ?
Rodney : Parce que c'est comme ça.
Il lui sourit. La petite saisit une poupée enfant et l'exhiba devant les yeux de McKay.
Juliet : Papané...comment on fait les bébés ?
Le visage de l'astrophysicien se décomposa. Voilà le revers de la médaille...
Pourquoi c'était toujours sur lui que ce genre de question tombait ?
Rodney : C'est une bonne question...
Il passa sa main sur son visage.
Rodney : Euh...je ne sais pas.
Une expression étonnée se dessina sur le visage de l'enfant.
Juliet : Tu ne sais pas ?
Rodney : Non. Personne ne me l'a jamais dit.
Juliet : Parce que c'est un secret ?
Rodney : Peut être...
Juliet regarda attentivement sa poupée et jeta son regard dans celui de son père.
Juliet : Tu es un menteur.
Rodney : Pourquoi je suis un menteur ?
Juliet : Tu es bien mon papa, non ?
Rodney : Oui, aux dernières nouvelles...
Juliet : Alors tu sais forcément comment je suis née !
Auch. Coincé le Rodney. Apparemment, sa descendance possédait le même sens de la logique que lui même.
Rodney : Eh bien, je sais qu'il faut être deux...minimum.
Il secoua la tête pour chasser de son esprit toutes les images pas très orthodoxes qui l'avaient saturé d'un seul coup.
Rodney : Et pour le reste, je ne suis pas au courant. Tu demanderas à papason.
Juliet : D'accord.
Et sans l'ombre d'un sentiment de culpabilité, le canadien retourna à son ordinateur.
°°°
Quand Carson rentra dans les quartiers familiaux ce soir là, Juliet le prit par la main et l'entraîna dans sa propre chambre où Rodney pianotait toujours un ordinateur à défaut d'un vrai piano.
Carson : Rodney McKay ! Tu as encore passé toute ta journée sur ton ordinateur !
Rodney : Euh, à vrai dire...ouais.
La fillette croisa les bras et se plaça devant son écossais de père.
Juliet : Comment on fait les bébés ?
Le médecin esquissa un sourire.
Carson : Pardon ?
Juliet : Comment on fait les bébés ? J'ai demandé à papané mais il ne sait pas, alors je te le demande à toi.
Carson jeta un coup d'œil amusé à son compagnon, qui regardait ailleurs.
Carson : Papané ne sait pas ?
Rodney : Non, d'ailleurs il faudra que tu m'expliques un jour...
L'écossais sourit et s'accroupis en face de sa fille.
Carson : Et toi Juliet, comment tu crois qu'on fait les bébés ?
Juliet : Ben d'abord, il faut beaucoup d'amouuuuuur !
L'enfant fit un geste théâtral avant de tourner sur elle-même en riant.
Rodney : Elle a raison, c'est une bonne base.
Carson saisit sa progéniture par les épaules pour qu'elle arrête de tourner.
Carson : Tu veux que je t'explique ?
Juliet : Oui !
Elle partit s'asseoir à coté de Rodney.
Juliet : Et toi, tu écoutes bien, hein papané !
Rodney : Je serais attentif, promis.
Carson : Bon.
Il s'éclaircit la voix, en se demandant par où commencer.
Carson : Alors. Il faut un homme et une femme adultes. Comme le dit Juliet, il faut qu'ils tombent amoureux. Et un beau jour, quand ils décident d'avoir un bébé, euh...
Il leva les yeux au ciel, cherchant ses mots.
Carson : Ils se remémorent un cours de biologie qu'ils ont abordés durant leur adolescence intitulé " la reproduction des mammifères ", et quand ils l'ont bien en tête, ils s'enferment dans une pièce où il n'y a personne d'autre qu'eux. Ils en sortent quelques minutes ou heures plus tard, ça dépend, et durant 9 mois, le ventre de la maman se met à gonfler, et puis après elle accouche et le bébé est là...
Il souffla, tandis que Rodney se retenait à grande peine de rire.
Juliet : Comment elle accouche la maman ?
Carson : Le bébé sort de son ventre.
Juliet : Comment ?
Carson : On ouvre le ventre, ou alors le bébé sort...comme il peut.
C'est qu'elle était coriace la gamine !
Juliet : Et le monsieur et la madame ils font quoi dans la pièce ?
Rodney : Oui, c'est vrai ça, je me demande bien ce qu'ils font...
Carson : Euh...pff...c'est un secret !
Rodney : Oui, mais non, j'ai déjà essayé, ça ne marche pas.
Juliet : Tu peux me le dire, je te promets que je ne vais pas le répéter !
Carson : Ca fait longtemps que tu es née, je m'en souviens plus.
Juliet : C'est bête.
Rodney : Oh, oui, quel dommage !
Juliet baissa les yeux, puis regarda son père.
Juliet : Papason, est ce que t'es une madame ?
Carson : Euh, non Juliet, bien sur que non !
Rodney : Tu peux me croire Juliet, ce n'est pas une femme, j'ai vérifié !
Juliet : Et toi papané ?
Rodney : Ah, non, moi aussi je suis un monsieur, pas de doutes de ce coté là.
L'écossais était proche du fou rire.
Juliet : Tu as dit qu'il fallait un homme et une femme pour faire un bébé...
Carson : Oui, un papa et une maman.
Juliet : Mais moi, j'ai pas de maman, j'ai deux papas ! Comment je suis née alors ?
C'est là que les choses se corsaient.
Carson : Je vais te dire un secret, et jamais tu ne devras le répéter, ok ?
Juliet : Oui.
Carson : Avant de me mettre avec papané, j'ai touché à une machine qui m'a permis de faire des bébés, comme les madame. Et puis, le temps à passé, et... et papané et moi, on a eu un bébé, toi. Mais normalement, les hommes ne font pas de bébés entre eux. Normalement, ça n'est pas possible. Tu es un petit miracle !
Rodney : Ce qu'il faut que tu sache Juliet, c'est qu'on est très content de t'avoir eu. Et qu'on t'aime très fort.
Il ébouriffa les cheveux châtains de sa fille. Celle-ci sourit.
Juliet : Moi aussi j'aime très fort mes petits papas !
Elle passa ses bras autours du cou de Carson et le duo se transforma vite en trio quand Rodney vint rejoindre la mêlée.
Juliet : Papason...
Carson : Oui ?
Juliet : Est-ce que vous allez en faire d'autre des bébés ?
Carson : Non Juliet, on a décidés de n'avoir que toi.
Juliet : Ca veut dire que je n'aurais pas de petit frère ou de petite sœur ?
Carson : Voilà, c'est ça.
Rodney : Crois moi Juliet, il est parfois mieux d'être enfant unique...
L'écossais s'inquiétât de l'amertume glissée dans la voix de Rodney. Plus vite il réglerait ses comptes avec sa famille et terrasserait ses peurs enfantines, plus vite ce vieux manteau de rage et de douleur que l'astrophysicien portait depuis l'enfance serait enfin jeté aux ordures.
Le médecin enlaça sa petite famille de plus belle.
°°°
Juliet : Et vous revenez quand ?
Rodney : Dans deux petites heures.
Teyla : On va bien s'amuser, tu vas voir !
Juliet : Mais tu reste avec moi Teyla, les garçons ils sont méchants avec moi sinon.
Rodney : Merci encore Teyla.
Teyla : C'est un plaisir, elle est tellement mignonne...
Rodney : Lui faites pas manger de chocolat si vous voulez qu'elle le reste... CARSON !
Le canadien regarda sa montre une nouvelle fois. Il repassa sa tête par la porte de ses quartiers.
Rodney : Qu'est ce que tu fout ? On va être en retard !
Carson : Minute, j'arrive.
Il se présentât, amenant une forte odeur, entêtante et désagréable avec lui.
Rodney : Qu'est ce que ça sent ?
Il fit une moue désagréable.
Rodney : Tu n'aurais pas été faire des emplettes en ville récemment ?
Carson : Si, pourquoi ?
Rodney : Je te le dit franchement, ne le prend pas mal, mais change d'after-shave, c'est une véritable infection...
Carson : Je voulais juste faire bonne impression sur la directrice de la future école de notre fille, excuse moi du peu.
Rodney : Elle ne va pas te bouffer la directrice d'école, relax !
Carson : Déjà qu'elle veut nous voir avant même que Juliet ne soit rentrée...
Rodney : Atterris un peu Carson, il n'y a aucun problème, elle veut juste nous voir parce qu'on est gays. Une petite fille avec deux pères, ce n'est pas hyper courant.
Il entoura les épaules de Carson de son bras.
Rodney : Ca va aller...
Carson : Mouais.
Il le devança et se dirigea vers la salle d'embarquement, suivi par Rodney.
°°°
Carson : On doit s'adresser où ?
Rodney : Comment veux tu que je le sache...
Ils trouvèrent enfin une espèce de secrétariat présidé parce que le canadien appelais une " bibliothécaire sexy " tandis que l'écossais aurait plutôt qualifié la femme de " vielle fille de trente-cinq ans même pas baisable ". Enfin, chacun ses goûts...
Secrétaire : Puis-je vous aider ?
Rodney : Euh, oui, on nous a convoqué, une espèce de rendez-vous de pré rentrée avec la directrice je pense.
Secrétaire : Nom de l'élève ?
Carson : Juliet Beckett-McKay.
Secrétaire : Mademoiselle Krazoviech va vous recevoir. Vous n'avez qu'à l'attendre sur un des bancs, le long du couloir qui mène à son bureau.
Carson : Merci.
Ils s'assirent donc sur un des bancs cirés, en face d'une femme brune de petite taille, mais de poids conséquent.
Rodney : Vous passez dans longtemps ?
Femme : Non, cinq minutes tout au plus, ces entretiens ne durent jamais longtemps.
Le médecin jouait nerveusement avec sa fermeture éclair tandis que le canadien se rongeait activement les ongles.
Carson : Oh, j'ai peur Rodney, j'espère que ça va bien se passer...
Rodney : Moi aussi.
Femme : Vos enfants sont amis et vous avez sympathisés, c'est ça ?
McKay jeta un regard étonné à la mère de famille.
Rodney : Pardon ?
Femme : Vous avez l'air de déjà vous connaître, vos enfants ont fait une connerie tous les deux, je me trompe ?
Rodney : Euh, oui, vous vous trompez.
Carson : En fait, nous sommes venus pour la même élève.
La femme fronça les sourcils.
Femme : Normalement, seuls les parents sont convoqués.
Rodney : Oui, c'est le cas, nous sommes ses parents.
Femme : Oh.
Rodney fut exaspéré par ce " oh " lourd de sous entendus, mais se tus.
Enfin, la mère de famille obèse passa, puis, au prix de prés de trente minutes d'attente, ce fut leur tour.
Carson, toujours aussi nerveux, pénétra en premier dans le bureau fatidique, suivit de son compagnon. De l'autre coté de la table en bois se tenait une vielle et revêche antiquité aux cheveux carottes et au maquillage clownesque.
Directrice : Vous êtes bien Mr. Carson Beckett et Mr. Rodney McKay, les parents de Juliet Beckett-McKay, née le 16 février 2005, lieu classé top secret, comme la moitié de son identité d'ailleurs ?
Carson : Oui, c'est bien ça. Il y a un problème ?
Directrice : Et bien nous n'avons bien évidemment pas l'habitude d'accueillir des élève avec autant de mentions non précisée car censurées par le gouvernement...
Rodney : Désolé, c'est Top Secret pour tout le monde.
Directrice : De plus, c'est la première fois que notre établissement accueille une élève issue d'une famille un peu...hors du commun.
Rodney : Le terme exact est " d'une famille homoparentale " je pense, madame.
Directrice : Oui, certes.
Elle se gratta l'arrière de la nuque.
Directrice : Le fait est qu'avant toute chose, je dois m'assurer que votre fille ne fera pas de la propagande préconisant ce mode de vie, et que les mœurs de cette demoiselle soient convenables.
Carson : Qu'est ce qui vous fait penser qu'elles ne le sont pas ?
Directrice : Mais rien, rien...
Elle semblait assez mal à l'aise.
Directrice : Je vais vous poser quelques questions simple afin de déterminer le profil de votre enfant...c'est la procédure normale.
Rodney : Sans aucun doute.
Le cynisme présent dans la phrase de Rodney faisait peur à Carson, si son compagnon s'emportait, ils devraient trouver une autre école pour Juliet.
Directrice : Pouvez vous me détailler précisément l'environnement familial de votre enfant ?
Carson : Et bien elle n'as pas de maman, elle est allergique aux agrumes, elle adore jouer avec ses poupées, c'est une enfant très éveillée, bien qu'elle n'ai pas beaucoup d'amis de son age...
Rodney : N'uses pas ta salive Carson, ce qu'elle veut savoir, c'est si on mène une vie convenable pour le commun des mortels, je me trompe ?
Directrice : C'est la procédure normale...
Rodney : Pour votre information, madame, le lieu où vie notre fille n'est ni une maison de passe ni un temple rose bonbon à la gloire de Brad Pitt, aucun film porno ne traîne au milieu des DVDs de Walt Disney et compagnie, ni Carson ni moi n'avons le SIDA, nous n'organisons pas de soirées échangistes le samedi soir, il n'y a aucun poster ni aucun objet à l'effigie des Village People dans notre salon et nous n'écoutons pas Britney Spears, ok ?
Directrice : Je ne vous en demandais pas tant.
L'écossais, horrifié, regarda le scientifique. Ca y était, c'était fichu, il ne leur restait plus qu'à trouver une autre école...
Directrice : La classe commence lundi matin à 9h, elle sera avec Miss Lice, elle aura besoin d'un goûté, d'un cartable, d'une trousse de crayons de couleurs et d'un cahier. Merci de vous être déplacés messieurs.
Rodney : Merci à vous.
Le médecin Scot soupira de soulagement.
Ils se levèrent et s'en allèrent jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche.
Carson : On peut dire que tu as du cran toi.
Rodney : Le bus pour Cheyenne Mountain passe à quelle heure ?
Carson : Aucune idée. Je n'en reviens pas de la façon dont tu lui as cloué le bec !
Rodney : Faudrait vraiment qu'on achète une voiture, quitte à la garer dans le parking du SGC quand on est sur Atlantis...
Carson : Tu m'écoutes quand je te parle ?
Rodney : Quoi ?
Carson : J'ai vraiment cru qu'on allait devoir chercher une autre école.
Rodney : C'est vrai que j'y suis allé un peu loin, mais avoue que c'était de la curiosité mal placée de la part de cette vielle !
Carson : C'est vrai. Le voilà le bus.
Rodney : Tu as écouté ce que j'ai dit à propos d'acheter une voiture ?
Carson : La prochaine fois qu'on ira en ville...
Il monta dans le bus et paya sa place, ainsi que celle de Rodney.
°°°
McKay ouvrit la porte de sa chambre et fut surpris de voir son seul costume étalé sur le lit.
Rodney : Carson !
De toute évidence, l'écossais n'était pas dans la chambre. Le scientifique se mit à le chercher, et le trouva dans la salle de bain en train de nouer sa cravate devant le miroir.
Rodney : Carson...
Carson : Rodney.
Rodney : Je peux savoir ce qu'il se passe ?
Carson : Va te mettre sur ton trente et un, on sort ce soir.
Rodney : Pardon ? Et en quel honneur ?
Carson le regarda, l'air faussement surpris.
Carson : Quel jour sommes nous aujourd'hui ?
Rodney : Samedi...
Il sourit au canadien.
Carson : Pas n'importe quel samedi...
Il s'approcha de Rodney et passa ses bras autours de son cou. L'astrophysicien sourit et baissa les yeux.
Rodney : Tu n'avais pas oublié ?
Carson : Comment as-tu pu penser une seule seconde que j'aurais oublié ton anniversaire ?
Rodney : Ca aurait peut être pas été plus mal.
Carson : Pourquoi ?
Rodney : Je hais les fêtes surprises.
Carson : Ca n'as rien d'une fête surprise mon chéri, c'est un dîner en tête-à-tête.
Rodney : Dans un restaurant ?
Carson : Non, dans un stade de base-ball... Bien sur au restaurant !
Il l'embrassa doucement.
Carson : Va mettre ton costume !
Rodney : A vos ordres chef.
Le canadien se dégagea et repartit s'habiller dans sa chambre.
°°°
Carson : Mais laisse ton manteau là voyons !
Rodney : Oh, oui, très juste.
Il enleva sa veste et la donna au groom à moitié endormi. Carson devança Rodney afin de trouver la table qu'il avait réservé pour l'occasion. McKay observa la salle, et constata avec horreur qu'elle était munie d'une piste de danse et d'un orchestre genre nouvel an de l'amicale bouliste de Trifouillis-les-Oies, version anglo-saxonne, en pleine activité. Inattentif comme à son habitude, il heurta son compagnon qui s'était arrêté.
Rodney : Navré.
Carson : Il n'y a pas de mal. C'est cette table.
Ils s'installèrent et s'informèrent du menu.
Rodney : Ca fait au moins six ans que je suis pas allé au resto !
Il réfléchit, puis sourit.
Rodney : Logiquement toi non plus ! Je suis bête des fois...
Carson : Tu es l'homme le plus intelligent que je connaisse, arrête un peu.
L'astrophysicien aurait presque rougi à cette flatterie.
Carson : Il y a du poulet mariné au citron, tu n'aurais pas des envies suicidaires au cas où ?
Rodney : Non, non, ça va aller. Je vais prendre une cote de bœuf grillée sauce aux cèpes avec jardinière de légumes vapeur mon cher.
Carson : Idem. Et une bouteille de champagne ?
Rodney : C'est mon anniversaire oui ou merde ?
L'écossais manqua de peu d'éclater de rire. Ils commandèrent, et parlèrent de choses et d'autres tout en mangeant.
Rodney : Et donc, l'alien crie " du champagne pour la diva ", et le larbin va ouvrir. Il se fait tirer dessus, ensuite l'alien tire sur la femme avec la coupe de cheveux bizarre, et alors là Mila Jovovich, c'est ça son nom à la rousse, non ?
Carson : Je pense...
Rodney : Ouais, ben elle rentre dans une colère noire et là, je te jure, ce combat me donne des frissons à chaque fois, peut être à cause de l'air d'opéra derrière, mais c'est grandiose et...
Le canadien sourit et baissa les yeux. Carson avait tendrement entrelacé ses doigts dans les siens. Il ne savait pas pourquoi, mais il trouvait toujours ce geste extrêmement touchant.
Rodney : Evidemment, je dois te saouler...
Carson : Non, non, vas y, continue.
Rodney : Tu as déjà vu Le Cinquième Elément, pas la peine que je te le raconte.
L'écossais soupira, puis se tourna vers Rodney, un sourire aux lèvres.
Carson : J'adore cette chanson.
Rodney : L'air d'opéra de la diva extraterrestre ?
Carson : Aussi. Mais je parlais de la chanson qu'ils jouent en ce moment.
Il désigna l'orchestre du menton. L'astrophysicien daigna prêter une oreille à la musique, et regarda Carson d'un air étonné.
Rodney : Killing me softly ?
Carson : Oui.
Rodney : Un peu kitch, non ?
Carson : Moi j'aime bien...
La main de son compagnon toujours dans la sienne, le médecin se leva.
Rodney : Quoi ?
Carson : Tu viens ?
Rodney : Pourquoi faire ?
Carson : Pour danser...
Rodney : Tu vas bien Carson ?
Carson : Oui. Tu viens ?
Rodney : Mais non !
Carson : Tu as honte de danser avec moi ?
Rodney : Bien sur que non !
Carson : Alors viens !
Le scientifique soupira et fit un sourire coupable à l'écossais.
Rodney : Je ne sais pas danser Carson.
Carson : Tu ne danses jamais ? Même avec des femmes ?
Rodney : Si, mais...je n'aime pas ça.
Carson : Alors tu vas apprendre à aimer. Viens.
Rodney daigna se lever et suivre Carson jusqu'à la piste.
Rodney : On va être ridicules.
Carson : Ecoutes, je n'ai jamais dansé avec un homme...
Rodney : Moi non plus !
Carson : Ah bon ?
Rodney : Je ne fréquentait pas les fêtes gays Carson, j'allais en boite comme tout le monde, et les filles avec lesquelles je dansais n'avaient pas de poil aux jambes !
Le médecin faillit démarrer un fou rire.
Carson : Si on s'effondre hilares sur la piste de danse, là on auras l'air ridicules.
Rodney : Qui sait, on aura peut être inventés un nouveau pas !
Carson : Bon, trêve de plaisanteries, colle toi à moi.
Rodney s'exécuta, puis passa son bras droit derrière la nuque de son compagnon pour poser sa main sur son épaule droite. Son autre main se glissa au creux de ses reins, afin de le rapprocher encore plus de lui. Il nicha sa tête dans son cou, tandis que Carson adoptait la même position que lui.
Rodney : En général, quand tu me dis ça c'est plutôt en privé mais...
Carson : Rodney !
Rodney : Désolé. Bon, là on a l'air con, on ne bouge pas, tu compte bouger bientôt toi ?
Carson : Si tu me serrais un peu moins fort, je pourrais peut être respirer et bouger !
Le canadien desserra quelque peu son étreinte. Carson menait tant bien que mal la danse.
Rodney : Là tu est VRAIMENT en train de me tuer tout doucement !
Carson : Arrête de râler mon chéri.
Rodney : J'ai envie de chanter. C'est l'effet " grand classique ringard ", j'ai des envies de karaoké !
Carson : Retient toi là par contre !
Rodney : Ca va, je n'aillais pas le faire.
L'écossais embrassa son amant dans le cou, tout en continuant à tourner afin que leur adage ressemble de loin au moins à un slow correct.
Carson : Tu sens bon...
Rodney : Merci. Toi tu n'as toujours pas changé d'after-shave par contre.
Carson : Désolé j'ai oublié.
Rodney : Singing my life with his words, killing me soflty with his song, killing me...Eh !
Le médecin lui avait allégrement marché sur le pied.
Carson : Tu chantais !
Rodney : Navré, dit tout de suite que je chante faux...
Carson : Tu demanderas à ta fille.
Le scientifique soupira, tandis que la chanson ne voulait malheureusement pas prendre fin.
Rodney : Tout le monde nous regarde...
Carson : Des homos aux milieux de couples de retraités, ça ne passe pas inaperçu !
Rodney : On s'arrête ?
Carson : Attends, on va tester un truc pour voir leur tête !
Il pencha son partenaire en arrière façon tango et l'embrassa à l'envers, devant les regards révoltés des mamies d'avant guerre. Rodney, surpris, étouffa un cri qui se transforma en éclat de rire. L'écossais l'aida à se relever et ils repartirent à leur table.
Rodney : Tu vas me faire avoir un tour de reins !
Carson : Un hypocondriaque qui vit avec un médecin, si ce n'est pas bien fait !
Rodney : Arrête de te moquer de moi espèce de provocateur.
Ils entendirent une espèce de toussotement derrière eux et se retournèrent pour voir le maître d'hôtel, armé d'un gâteau taille mini muni de bougies magiques s'avancer vers eux et poser le gâteau sur la table.
Rodney : Ah non, pitié ne chantez pas !
Maître d'hôtel, décontenancé : Cela n'est pas mon intention monsieur.
Rodney : Merci, merci beaucoup.
Maître d'hôtel : Si cela vous intéresse, il existe à deux pas d'ici une boite de spectacles destinée aux personnes...comme vous. Ca s'appelle le Garden.
Rodney : Merci, mais non.
Carson : Mais si ! C'est où exactement ?
Maître d'hôtel : Juste trois rues plus bas, vous ne pouvez