Informations :
Auteur : Themoi
Postée le : 01/08/2006
Note : 7
Nombre de votes : 1
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Histoire :
Réveil brutal
Partie I
Genre : Je sais pas trop en fait...
Disclaimer : Bien entendu, les personnages ne m'appartiennent pas. Je ne pense pas faire intervenir d'autres personnages secondaires que j'aurai inventés.
Note : L'histoire n'en parle pas beaucoup, mais c'est roneyla, de toute façon, on ne peut pas se tromper.
Atlantis... La mer, le bruit des vagues.
L'appartement calme et silencieux de Teyla. La porte fenêtre grande ouverte laisse entrer un petit vent frais. Il passe dans ses cheveux, fait frémir sa peau lorsqu'il caresse sa nuque. Enroulée dans son drap, étendue de tout son long dans son lit, le claquement de l'accès vers le balcon la réveille.
" Il est déjà debout... "
Depuis peu, Teyla a troqué son gros pyjama pour un simple boxer et un tee-shirt noirs de et pour son chéri, comme la plupart des Terriennes. Elle s'avance vers cette maudite fenêtre qu'il l'a enlevée du pays des rêves et entre dans la salle de bain, une bonne douche froide du matin fait toujours du bien.
Enfin prête, elle marche en direction du mess, là où elle a rendez-vous avec l'équipe. Mais les couloirs sont vides, aucun garde n'est posté devant chaque porte. Teyla se pose des questions ? Et puis d'abord il est où Ronon ? Ils devaient prendre leur douche ensemble... Ses pas résonnent sur Atlantis et un sentiment de solitude l'empare. Elle est vraiment étonnée lorsqu'elle trouve la salle de commande sans aucun scientifique plongé dans leurs calculs. Les claviers pianotent dans le vide et des phrases incompréhensibles apparaissent sur tous les écrans. Lentement, elle traverse cette salle, regardant tout autour d'elle. Une vision d'horreur vient salir le décor : McKay est étendu sur le sol ; le torse, à plusieurs endroits est rouge... Du sang a coulé le long d'une commissure des lèvres. Elle court à lui, espérant qu'il respire encore :
Teyla : McKay, vous m'entendez ?
Les yeux du pauvre Rodney sont ouverts, et son visage affiche une peur extrême. Teyla détourne les yeux du corps du mort.
" Comment a-t-il pu mourir sans que personne ne s'en aperçoive ? "
Par respect pour McKay, elle a refermé ses yeux comme si c'était son esprit. Elle ne peut pas pleurer, elle le voudrait, mais le savant...
" Il faut l'avouer... "
[...] mais le savant et elle n'avaient pas les mêmes centres d'intérêts et ils discutaient peu. Elle le laisse là. De toute façon, il reposera mieux parmi ses chers ordinateurs. Maintenant elle va dans le bureau du Dr Weir. Seul Elizabeth pourra lui expliquer ce qu'il se passe ici avec des explications claires et précises. Un espoir renaît un peu en elle.
L'espérance monte encore de 99% lorsqu'elle aperçoit Sheppard et Liz cachés derrière l'étagère où sont rangés tous les dossiers bouche contre bouche. Elle s'apprête à lancer un "hum hum' quand elle voit la vérité : comme des marionnettes, leurs poignets, taille, tête, chevilles, coudes, genoux, jambes sont attachés au plafond. Teyla n'ose pas les détacher, après tout, ils s'aimaient, toute la cité le savait. Elle regarde sous les cordes : la peau est bleuie. Sur leurs bras, des traces de griffures n'ont pas finies de cicatriser, et quelques unes saignent encore. Le visage d'Elizabeth garde un petit sourire, sûrement que ce soit Sheppard avec qui elle passait ses dernières secondes. Tout à coup, une envie folle prend Teyla : embrasser John. Après tout, elle en avait rêver jusqu'à qu'elle est goûtée les lèvres de Ronon. Et puis... Personne n'allait le savoir. Doucement, elle tourne la tête de John et délicatement pose sa bouche contre la sienne. Et bien qu'il n'y ait plus de vie en lui, une impression que le major partage ce baiser, comme s'il voulait lui rendre ce dernier service, comme s'il avait gardé un brin de vie pour montrer comment ça faisait d'embrasse le beau major Sheppard. Elle retire ses lèvres, un sourire se dessine sur son visage.
Maintenant elle les laisse en paix, savourant l'ascension à deux.
Elle va à la salle d'entraînement, à près tout, Ronon sera forcément vivant et se sera caché dans cette salle en étant sûr que Teyla le retrouverai là. C'était obligé, c'était là leur premier baiser. Elle se souvient...
FLASK BACK
Teyla : Je suis sûre que je vais vous avoir Ronon !
Ronon : Non, car je suis plus grand et plus fort.
Teyla : *rie*
Tout deux se battaient, cela devenait un jeu, leur technique d'attaque ne ressemblait à rien. S'amuser, c'était ça leur but, être avec lui ; avec elle...
Mais Teyla a eu raison de Ronon, et elle a atterrit assise sur lui, les jambes de part et d'autre du buste de son adversaire ; le regard vainqueur, la mine réjouie, le cœur battant à toute vitesse. Ils se sont tus pendant un temps, se sont dévorés des yeux, ont échangés des mots avec le silence comme messager. Et avec ses bras, Ronon, le renfermé, le "mystérieux', le discret poussait vers lui Teyla, la faisant s'allonger. Ils savouraient ce moment, ce premier moment d'intimité. Les yeux fermés, le cœur ouvert... Juste en s'embrassant, leurs jambes s'entremêlaient, ils étaient seuls, le monde s'arrêtait de tourner pour les faire apprécier vraiment...
FIN DU FLASH BACK
Teyla court dans les couloirs, abandonnant toutes les pensées, sauf celle de la rencontre. Elle passe sans cesse dans sa tête, comme un film que l'on rembobine à l'infini. Elle y arrive enfin.
Son cœur se contracte violement, sa respiration s'arrête : Ronon est sous des barres de musculation, toutes sont remplies de poids, des larmes lui viennent aux yeux. Elle court vers lui, regarde le nombre de poids : 100 kilos sur chaque barre. Elle met de côté son caractère de battante et dégage Ronon. Sa vue est brouillée par des larmes, toutes les barres sont très lourdes, même sans les poids. Mais elle oublie la douleur dans ses bras et continue à le dégager.
Elle a fini. Elle n'en peut plus, elle halète. Mais sa tristesse prend fin lorsqu'elle entend d'une voix faible :
Ronon : Teyla... ?
Un rire mi-joyeux mi-inquiet s'empare s'elle.
Teyla : Oui ! Oui c'est moi !
Ronon ouvre doucement les yeux, confiant. Mais tout à coup il rugit :
Ronon : Menteuse ! Teyla ne te ressemble pas Wraith ! Elle n'a pas ses yeux comme un félin ! Vous ne m'aurez plus jamais !
Il s'en va, doucement rejoindre John et Elizabeth...
Teyla, perturbée par les paroles de Ronon, mais tout aussi soucieuse de son état par à l'infirmerie, tirant par les mains sont bien-aimé. En y allant, elle réfléchit.
" Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ? Il faut un code pour aller à l'infirmerie, ce qui ont attaqué Atlantis ne pouvait pas franchir la porte blindée (NDLA : j'invente un peu...) ! "
Le courage et l'amour lui donnent des forces et elle atteint rapidement l'infirmerie. La porte n'est pas défoncée et le code digital n'est pas forcé. Heureuse pour Beckett qui est certainement en vie et pour Ronon qui pourra être sauvé. Le mot de passe correct ouvre la porte. Horrifiée, elle lâche Ronon. Elle a pourtant vécu des guerres plus cruelles et sanglantes, mais la perte de l'équipe lui frappe vraiment fort au cœur. Beckett, le docteur qui a soigné maintes fois le groupe est mort, son laboratoire en piteux état : le frigo qui contenait plusieurs vaccins est à terre, la vitre en morceau. Les couvertures des lits sont pleines de sang, les matelas déchiquetés, les placards ouverts et vidés, des milliers de bouts de verres sont en miettes, les tables métalliques sont renversées et le seul objet de décoration que Beckett c'était permis, une marguerite qui lui rappelait sa vie sur Terre était détruite, les pétales arrachés, et elle a été plusieurs fois écrasée. Elle ne sait pas encore que son amour, Ronon, est mort. Elle s'accroupit à ses côtés et commence à lui parler :
Teyla : Je te promets qu'on va s'en sortir, tous les deux ! Ronon, Ronon répond moi ! Immédiatement ! Si... Si tu ne réponds pas je... ! Ronon s'il te plait ce n'est pas drôle du tout...
Devant elle, le visage du beau jeune homme demeure et demeurera neutre, désormais le son de sa voix ne fera plus rire Teyla lorsqu'il raconte une blague du colonel Sheppard ou ne la fera pas frémir lorsqu'il lui déclarera un "je t'aime' entre deux baisers.
Elle n'y croit pas : Ronon ne peut pas mourir ! Pas sans elle ! Il lui avait juré qu'ils s'éteindraient ensemble...
Un instant de folie s'empare d'elle, elle donne des coups tout autour d'elle ; des images de ses amis morts reviennent dans sa tête, puis Ronon, Sheppard, Elizabeth. Le chaos règne en elle.
" Seule, je suis seule... "
Elle s'emporte encore, le choc de sa main contre les objets qu'elle frappe le plus fort possible ne lui fait pas mal. Elle ne sent pas non plus les larmes qui coulent sur ses joues, n'y les bouts de verre qui commencent à la faire saigner. Le but de cette action : se défouler.
Et la vraie Teyla reprend le contrôle, et ses blessures la font souffrir subitement, elle s'attrape le poignet droit, le coup contre le mur qu'elle a un peu défoncé ce fait bien sentir. Après avoir embrasser une dernière fois Ronon, elle court à ses appartements, ne pensant à rien, elle ne voit que le chemin pour aller "chez elle'.
Doucement elle ouvre la porte. Elle se couche sur son lit, lentement, sa tête lui paraît très lourde ainsi que ses paupières. Elle veut mourir...
Elle s'endort.
" Où...Où je suis ? Ma chambre... "
L'image de ses compagnons morts lui revient et toute l'histoire. La faim lui mine le ventre. Cette fois elle va au mess, il y aura peut-être Caldwell. Mais elle sait pertinemment qu'elle va le retrouver sans vie, comme les autres. C'est juste une raison pour avoir un peu espoir.
Les pensées de Ronon résonnent brusquement à l'intérieur d'elle. " Teyla ne ressemble pas à une Wraith. Une Wraith... Une Wraith... Une Wraith... "
Mais de quoi parlait-il ? Elle va alors aux toilettes, juste pour se rafraîchir.
Elle n'avait jamais remarqué combien boire faisait du bien. Elle se regarde dans le miroir : ses yeux sont gonflés. Et... On dirait qu'ils... On dirait qu'elle a des yeux de Wraith, fins, petits, comme des yeux de chats. Elle se détaille.
" Mais qu'est-ce j'ai sur le visage. Du... Du SANG ? Mes mains ! Elles sont aussi... Mes vêtements, tout ! C'est moi qui ai tué tout le monde ! Pourtant ce matin j'ai... J'ai pris une douche ! Alors pourquoi ? Pourquoi ?!? "
Elle sort rapidement des toilettes du mess. Environ 5 Wraith l'entourent. La haine l'empare. Ce sont eux ! Son couteau en main, elle commence à jouer de son arme en la faisant glisser sur ses doigts. Les Wraith prennent un air étonné.
Wraith : Que se passe-t-il ? Pourquoi prend-tu cet air agressif devant nous ? Tu as rempli ta mission, tu peux faire partie de notre ordre hiérarchique important. Ton infiltration parmi eux s'est faite brillamment.
Teyla écoute attentivement ce Wraith.
" Comment ça... Alors... C'est moi ! Pourtant je... "
Son esprit s'embrume, ses pensées se voilent. Cependant elle ne peut croire en sa culpabilité. D'un élan de folie, elle court en direction du mess. Les portes s'ouvrent devant elle sans qu'elle ait besoin de se freiner. Lorsqu'elle arrive à son but, elle n'avait pas prévu que ce spectacle allait abîmer à jamais ses yeux. Les cinq tables installées à la cafétéria, les chaises sont toutes prises, les hommes et les femmes sont assis, leur corps et ficelé au siège, tous ont des expression d'horreur inscrite à tout jamais sur le visage. Parfois, la tête est baissée sur le torse, les yeux fermés. A tous, des traces de torture sont visibles, certaines larmes de douleur ne sont pas sèches ou n'ont pas fini de rouler sur les joues. Teyla, regarde cette scène, bizarrement, elle est heureuse, la mémoire lui revient :
" C'est moi... ! "
Elle a ajouté ses mots en esquissant un sourire sadique. Elle prenait conscience de tous ses meurtres et en était... non, le mot fière ne convient pas, elle en était...satisfaite, très satisfaite. Le souvenir des ordres qu'elle avait donné pour réduire à néant la cité lui faisait plaisir. Elle voulait exploser la joie en elle. Elle se retourna brusquement, administrant un superbe coup de pied au Wraith derrière elle. Oui, le souvenir de ses amis tués par elle-même lui revenait.
En plein fou rire, elle crie :
Teyla : C'est MOI !
Brouillard...
Un nouveau jour sur Atlantis.
L'écume s'écrasant contre les hauts murs de la cité.
Le calme.
La cité dort...
?: Ronon !
Ronon *endormi* : Quoi... ? Qu'escekicepasse... ?
?: J'ai fait un petit cauchemar. Tu sais que je t'aime ! Je t'aime !
La jeune femme embrasse Ronon sur le visage, à chaque baiser, elle répète sans cesse "je t'aime'. Le jeune homme, plutôt joyeux par ce réveil joyeux, attrape les épaules de la demoiselle d'humeur amoureuse.
Ronon : Ouaa, si je m'attendais à ça ! Tu es... Aide moi Teyla, comment pourrais-je te définir ?
Complicité entre deux amoureux.
Teyla : Belle ? Séduisante ? Sexy ? Magnifique ?
Ronon : Surprenante !!!
Teyla : C'est tout ?
Teyla pose son menton sur le torse de Ronon. Ils sourient tout les deux.
Teyla : Cherche encore ! Trouve d'autres adjectifs !
Elle mime le jeu de "le ptite bête qui monte' jusqu'aux lèvres de son compagnon de chambre. Elle embrasse dans le vide.
Teyla : Dommage qu'une personne ne trouve pas de qualification pour une jeune femme très amoureuse. Il loupe des moments si doux...
La jeune femme s'allonge sur le corps athlétique (ndla : ra la la quel mec !) de Ronon. Celui-ci se mets à embrasser sa belle. Ses mains descendent en bas de son dos, puis remontent lentement. Il la serre encore plus contre lui. A travers ses baisers, Teyla sourit. Elle entoure le cou de son chéri. L'échange devient sensuel. Les étreintes plus fougueuses. Teyla donne brusquement un coup dans le ventre de Ronon.
Teyla : Je suis vraiment surprenante !
Et ils se laissèrent aller jusqu'à ce que Sheppard, énervé de ne pas avoir vu le couple au briefing les réveille en forçant la porte grâce à son gène. Confus, il reparti vite en essayant de paraître le plus naturel possible le reste de la journée avec nos deux amants.
FIN
Themoi