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Auteur : Rily
Postée le : 01/08/2006
Note : 9
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Histoire :
QUE LE MEILLEUR GAGNE SUITE :
(note : normalement il y a des écritures en italique, bon bha vous les imaginerez, lol ! dsl pour cet inconvégniant)
Les Wraith étaient partout ! Comment avaient-ils pu échapper aux capteurs intersidéraux ? Le seul moyen afin de leurrer les détecteurs étaient de sortir de l'hyperespace juste derrière une étoile. Mais cela nécessitait une grande précision presque impossible à obtenir.
Pourtant ils étaient là... Dans les airs et sur terre. La foule qui se baladait si paisiblement quelques minutes auparavant n'était pus qu'une cohue désemparée qui disparaissait dans l'ombre des darts où bien qui tombait sous le feu paralysant de leurs agresseurs.
L'astrophysicien restait immobile, terrifié et incapable de bouger. Que devait-il faire ? Contacter la base ? Impossible ! Se balader à découvert dans les rues de plus en plus désertes ? Hors de question ! Livrer les habitants contre une quelconque indemnité ? Non, pour cela il devait d'abord prendre des otages mais tous avaient déjà disparus... Appeler le S. W. A. T ? Ou bien les Casques Bleus ? Peut-être même l'armée du Salut !
Plus McKay réfléchissait et plus il sombrait à grand pas vers la folie...
Un guerrier Wraith s'approchait ce qui le sortit subitement de ses songes ténébreux. Que pouvait-il faire pour demander de l'aide à Atlantis ? Il devait ouvrir un vortex vers la Cité, or cela nécessitait une activation qui ne pouvait s'effectuer qu'une fois la Porte éteinte. Rodney McKay était incapable de désengager un vortex en provenance de l'extérieur mais peut-être que dans trente-huit minutes, il serait assez rapide pour pouvoir composer les coordonnées de la base ? Enfin s'il parvenait à rester caché derrière le DHD durant trente-huit minutes ! Ce qui lui paraissait fort improbable, étant donné que le Wraith s'approchait toujours et que les vaisseaux se faisaient de plus en plus nombreux dans le ciel...
Il eut soudainement une idée. Peut-être pouvait-il programmer le DHD afin qu'à la prochaine fermeture, celui-ci s'active automatiquement vers Atlantis ? Sans plus attendre, il se mit au travail et ouvrit délicatement le panneau coulissant qui protégeait les systèmes internes de l'appareil. Un multitude de circuits apparurent. L'astrophysicien manoeuvra méticuleusement chaque branchement... Il serait dommage d'enclencher par mégarde une surtension de la Porte dont l'explosion ferait sans doute disparaître cette planète de Pégase...
Au bout d'une dizaine de minutes, il referma le panneau du DHD et observa attentivement son entourage. Le Wraith s'était immobilisé et lui tournait à présent le dos. Rodney poussa un long soupir de soulagement et regarda sa montre : 30 minutes et il pourrait enfin rentrer chez lui...
Il sursauta en songeant qu'il n'était pas venu tout seul sur cette planète. Teyla ! Il ne pouvait l'abandonner ! Il devait l'emmener pour qu'elle reçoive des soins de toute urgence ! Mais comment revenir dans la cave où il avait délaissé l'Athosienne ? Comment se déplacer sans se faire abattre ?
Son regard parcourut la vaste place découverte au milieu de laquelle siégeait le Stargate et le DHD. Puis ses yeux s'arrêtèrent sur une charrette de petite taille qui reposait à une douzaine de mètres sur sa gauche.
Tout en jetant un coup d'œil au guerrier Wraith qui se tenait à quelques mètres de là, il prit une profonde inspiration et s'aventura en dehors de se cachette. Il courut vers le petit véhicule aussi furtivement qu'un papillon de nuit attiré par la lumière d'une lampe de poche...
Une fois à couvert derrière le chariot il réfléchit au moyen de regagner le taudis des enfants qui l'avaient accueillit. La charrette reposaient sur de larges roues en acier maintenues par des gentes en étoile. McKay attrapa fermement les rayons et les fit coulisser, de sortes que les cylindres de fer glissèrent sur la terre sèche... Cela nécessitait beaucoup de force et McKay s'essoufflait déjà sans pour autant renoncer... De temps à autre, lorsqu'un ennemi observait dans sa direction, il arrêtait tout mouvement, et priait intérieurement qu'il ne le distinguerait pas, tapis derrière les roues... puis, une fois que le Wraith détournait le regard, il engageait de nouveau la lente et fastidieuse conduite...
Cela lui prit vingt minutes pour atteindre les sous-sol où résidaient les Enfants Gardiens, alors que l'entrée ne se trouvait qu'à cinq cent mètres de la Porte. Mais, à force de persévérance et de courage, il y parvint, complètement haletant, mais il y parvint.
Il descendit en trombe les escaliers et fixa attentivement la scène quelque peu émouvante. Les sept gamins, les " sept nains " d'après le scientifique, encerclaient l'Athosienne qui avait reprit connaissance. De la peur se lisait sur le visage de chacun mais la jeune femme, malgré son état, trouvait la force de les réconforter.
Rodney s'approcha et écarta les gamins et agitant les bras et en lançant des " Dégagez ! " ou bien des " Mais laissez la respirer bande d'ingrats ! ", puis il se pencha vers l'Athosienne et lui expliqua son plan.
- D'après mes calculs, il ne reste que dix minutes avant que la Porte ne se referme.
- Vous êtes certain qu'elle se rouvrira vers Atlantis ? demanda faiblement la guerrière.
- Aussi certain que je suis Docteur en astrophysique ! s'exclama fièrement Rodney.
Teyla sourit, ce qui inquiéta quelque peu le scientifique. Un sourire de regret et de tristesse, un sourire de déception et de désespoir. Elle dodelina de la tête et avoua dans un murmure :
- Je crois Docteur qu'il vous faudra y aller sans moi...
- Quoi ?! s'écria McKay. Mais vous...
- Docteur ! reprit-elle faiblement. Je suis incapable de bouger ! Jamais je ne pourrais atteindre la Porte !
- Je vous porterai ! protesta le scientifique.
- Docteur ne soyez pas stupide ! s'énerva l'Athosienne.
- Mais qu'est-ce que je dois faire alors ? gémit Rodney complètement impuissant.
Teyla restait très calme. Elle savait depuis le début que la partie était loin d'être gagnée pour elle. Elle tentait de le dissimuler, mais la douleur revenait quelque peu et une vague de froid l'envahit. Elle prit la main de l'astrophysicien et tout en la serrant de ses doigts glacés elle lui chuchota :
- Laissez-moi ici...
McKay soupira longuement et se massa les tempes. Non ! Il ne pouvait pas faire ça ! Il ne pouvait pas l'abandonner aux mains des Wraith, ni même la délaisser dans cet endroit hostile, seule... Mais d "un autre côté, il savait qu'elle avait raison, qu'il s'agissait-là de la seule solution. Il ne pouvait la déplacer, il la tuerait au moindre choc. La gorge nouée il resta là, ne sachant que faire... Teyla reprit la parole :
- Mais vous devez emmener ces enfants ! Les Wraith les tueront...
L'astrophysicien se tourna vers les sept nains, conscient que la mission que lui confiait l'Athosienne relevait de l'impossible. Néanmoins il hocha la tête et déclara :
- Vous pouvez me faire confiance... Nous reviendrons avec des renforts et...
- Adieu Rodney, murmura-t-elle dans un dernier souffle avant de relâcher la main du scientifique. McKay s'agita soudainement à la vue de la jeune femme inerte :
- Non ! Teyla je vous en prie ! Teyla ! Revenez à vous je vous en supplie...
Il la secoua, mais elle n'eut aucune réaction. Il lui assena quelques petites gifles au visage mais toujours sans résultat. Il reprit sa main et la serra dans le vague espoir de la stimuler, mais rien ne se produisit... Elle ne respirait plus... Les larmes aux yeux il prit son pouls et ne ressentit que le néant. Il laissa s'échapper un sanglot et porta la main à ses yeux pour en effacer les perles d'eau qui s'écoulaient à présent sans s'interrompre. Il caressa les cheveux si beaux de l'Atosienne, ne trouvant pas la force pour s'empêcher de pleurer...
Teyla Emmagan, Chef des Athosiens, guerrière honorable et femme de cœur, avait cessé de vivre...
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- A votre avis, demanda le professeur Gironde, combien de personnes sur cette base ont un truc de ce genre planté dans la cervelle ?
- Je ne sais pas, répondit Beckett complètement dépassé par cette découverte... Je ne comprends même pas comment cela puisse être possible !
- Peut-être durant les missions d'exploration, supposa Hélène. Certaines équipes se sont peut-être fait capturées par les Wraith, manipulées puis relâcher avec perte de mémoire ? Les Wraith auraient pu enclencher le système que bien après leur retour ce qui nous empêchait de repérer des anomalies dans leur comportement...en fait comme une bombe à retardement !
- C'est très perturbant, avoua le médecin.
- Surtout à un moment pareil, nota le Professeur en désignant l'obscurité menaçante qui imprégnait la Cité.
- Vous pensez que cela à un rapport avec la panne ? s'inquiéta soudainement le médecin.
- Disons que les probabilités qui s'élevaient à une sur cent mille se réduisent à présent à une sur dix..., objecta l'autre avec un maigre sourire.
Carson garda le silence, perturbé par une telle découverte. Gironde aussi s'effraya à l'idée que la Cité n'était peut-être plus sous contrôle. Elle frissonna car elle n'aimait pas vraiment le noir. Et surtout, à qui pouvaient-ils faire confiance ? Il était déjà étonnant que Carson lui en parle à elle, alors aux autres... Néanmoins, les trois derniers mois qu'elle avait passé à l'infirmerie suite à sa mésaventure torride sur M4X 481 lui donnait l'avantage de ne pas être suspectée... Ce qui souleva malgré tout une question :
- Comment peut-on faire pour les reconnaître ? demanda-t-elle.
- Je n'en ai aucune idée, soupira le médecin visiblement déboussolé.
- Ok... dit-elle calmement. Nous sommes d'accord, que les personnes qui restent en permanence sur Atlantis ne peuvent avoir reçu ces émetteurs.
- Oui, confirma Beckett.
- Donc, cela réduit les recherches aux équipes d'exploration, conclut-elle. Peut-être qu'en analysant les derniers rapports, on trouvera des incohérences, ce qui nous mènera plus facilement à ceux qui sont sous l'influence des Wraith, supposa le Professeur.
- De mon côté, continua le scientifique, je vais tenter de trouver un moyen afin de contrer l'émetteur.
- Il ne serait pas plus simple de l'enlever ? objecta Hélène.
- Pour cela, j'ai besoin de matériel qui fonctionne sous tension, ce qui est plutôt difficile à cette heure. De plus le temps pour effectuer l'opération sur chacun se compte en heure...
- Très bien, faîtes au mieux. De mon côté, je vais mettre aux arrêts toute personne susceptible de représenter une menace, et dès que la Cité sera de nouveau opérationnelle, vous vous mettrez au travail pour débarrasser ces gens de cette saleté au plus vite !
- Bien, obéit le médecin qui perdait peu à peu confiance en ces capacités.
Hélène lui sourit et lui tapota l'épaule, ce qui le réconforta quelque peu. Puis elle se leva et s'apprêtait à sortir de la pièce lorsque Carson l'interpella :
- Vous feriez mieux de surveiller l'équipe du Major Lorne !
- Et pourquoi donc ? demanda Gironde en haussant un sourcil.
- Parce que c'est lui qui a accompagné Kavanagh lors de sa dernière mission !
Hélène hocha gravement la tête et sortit. Elle rejoignit le bureau de Weir et s'y installa de nouveau. Elle chercha dans une armoire les dossiers les plus récents et sortit les rapports des dernières missions. Toute une montagne de papier s'élevait à présent du plan de travail sur lequel Elisabeth Weir besognait pendant de longues heures... Hélène poussa un long soupir de désespoir à la vue de la lecture qui l'attendait...
Elle fut soudainement sortit de ses songes par la voix agitée du chef de la sécurité qui criait dans sa radio :
- Nous avons un problème Professeur !
- Que se passe-t-il ? demanda Gironde qui percevait des coups de feu à travers la communication.
- C'est le Major Lorne ! Ils nous attaquent ! Lui, Stackhouse et Miller ! Ils ont enclenché un appareil et depuis que nous sommes arrivés sur les lieux, ils nous arrosent continuellement !
Hélène s'activa et regagna au plus vite la salle de contrôle ou plusieurs techniciens écoutaient attentivement la description que leur fournissait le soldat sur place :
- On vous écoute, décrivez nous ce que vous voyez ! ordonna sèchement Gironde.
- Nous sommes à l'entrée de la salle X22, où repose l'E2PZ, expliqua l'autre. Le Major Lorne et ses hommes nous empêchent d'y accéder. Ils protègent ce qui me semble être un générateur à naquada. Sauf que l'appareil clignote rouge et qu'il est raccordé au cœur énergétique des autres générateurs...
- Mon Dieu ! s'exclama un des scientifiques présents.
- Quoi ? l'interrogea Gironde qui n'appréciait guère ce ton de panique soudaine.
- Le Major Lorne a sans doute dû enclencher le système d'autodestruction, d'où l'éclairage rouge de l'engin qui indique que l'explosion aura lieu d'ici dix minutes !
- Quels en seront les dégâts ? questionna Hélène qui tentait de garder son sang froid.
- La puissance d'un générateur suffirait aisément à rayer Atlantis de la carte, mais ajoutez à cela le cœur énergétique des autres générateurs et l'on obtient une réaction en chaîne qui désintégrait le système planétaire dans lequel nous sommes !
Un silence pesant s'installa subitement dans la pièce. Chacun cessa son travail à l'écoute de cette terrifiante nouvelle. Chacun se sentit gagné par la peur qui grandissait dans l'obscurité. La Mort fit son apparition entre les murs de la Cité et insuffla à tous le désarroi et la panique. Tous les yeux se dirigèrent vers Hélène Gironde. Le Professeur se sentait comme nue sous ces regards de détresse. Elle comprit à présent le rôle d'un leader. Un chef n'est pas là pour donner des ordres et regarder tranquillement le bon déroulement de la communauté. Non, un commandant, c'est bien plus que ça. C'est la personne forte en qui nous cherchons le courage et la volonté de continuer. Cette personne même qui nous fait oublier nos craintes et en qui nous confions nos espoirs. Aujourd'hui, Hélène comprenait quel était le rôle dans lequel elle s'était engagée et elle regretta amèrement que Weir se soit absentée... Mais si Elisabeth lui avait laissé les rênes de Cité, comme dirait Carson, ne serait-ce pas parce que le Docteur avait de l'estime pour la Française ? Ne serait-ce pas parce qu'elle la croyait capable de tenir ce rôle ? Quoi qu'il en soit, Hélène comprit ce jour-là qu'elle avait jugé peut-être trop hâtivement sa supérieure et regretta les pensées amères qu'elle avait eu à l'égard d'Elisabeth et de son poste, qu'elle avait cru jusqu'à ce jour trop facile...
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Le Jews Vega atterrit sur un monde jusqu'alors inconnu des Atlantes. Atmosphère plutôt méditerranéenne, ciel azur, soleil blanc, garrigue et cigales. La civilisation de cette planète n'était pas vraiment développée au sens propre du terme et approchait celle des Romains au niveau architecturale et mode de vie. Néanmoins, il apparaissait évident que cette civilisation se développait très rapidement, étant donné les nombreux arrivants de Pégase qui trouvaient refuge sur ce monde de loisirs...
Le Colonel Sheppard, le Docteur Weir et Dex restaient séparés, chacun dans leur cellule respective... On leur administra à tous un puissant sédatif qui les maintint dans un sommeil profond durant leur long trajet...
Réveille-toi !
John ouvrit les yeux, sous l'effet de la stupeur. Il regarda autour de lui, complètement déboussolé. Il constata qu'il ne se trouvait plus à bord du Jews Vega, mais dans une immense pièce sombre où reposaient tout comme lui, une centaine de prisonniers enchaînés. La lumière du jour filtrait à travers une imposante grille de plomb qui donnait une maigre vue sur l'extérieur apparemment désertique. Qui l'avait donc réveillé ? Qui... ou quoi...
Il frémit et ignora sa dernière pensée. A ses côtés ronflait Ronon qui dormait paisiblement encore sous l'effet des sédatifs et du sévère coup qu'on lui avait porté au crâne. Sheppard le secoua quelque peu ce qui le sortit de son sommeil profond au bout de quelques minutes. Le guerrier sursauta en découvrant Sheppard et se recula, surpris et effrayé.
- Hey ! Du calme Dex ! Ce n'est que moi ! le rassura John lui aussi inquiet par cette réaction. On croirait que vous avez vu un fantôme ! ajouta-t-il d'un sourire gêné.
- La comparaison est mal choisie, commenta le guerrier, mais c'est un peu ça...
- Quoi ? s'esclaffa le Colonel perturbé par le teint blême qu'affichait l'autre homme endurci.
Ronon ignora la question et reprit son calme apparent avant de demander d'une voix sereine :
- Où sommes-nous ?
John le dévisagea longuement, tentant de comprendre. Peut-être que Dex n'aimait-il pas qu'on le réveille de force ? Quoi qu'il en soit, Sheppard oublia cette brève agitation.
- Je n'en ai pas la moindre idée, avoua le Colonel plus qu'exaspéré de ne plus être maître de la situation. Son regard erra dans la pièce puis croisa celui d'un autre prisonnier, assis en face d'eux et auquel il s'adressa :
- Quel est cet endroit ?
L'autre, nommé Cassios, tremblait de peur, visiblement conscient du danger qui les guettait. John remarqua étrangement que, contrairement aux autres prisonniers, cet homme-là était plutôt chétif et petit.
Encore une erreur de la nature ! s'exclama quelqu'un.
John releva la tête vers Ronon, celui-ci n'avait pas bronché et les autres ne semblaient pas avoir ouvert la bouche non plus. Pourtant cette voix lui était familière...
- Ils vont me tuer ! Ils vont tous me tuer ! Vous allez me tuer ! répondit finalement Cassios.
Intéressant ! ricana la voix... Sheppard crut un moment qu'il devenait fou, puis, il comprit que celui qui murmurait ces sarcasmes n'était pas dans la pièce, mais dans son esprit... l'ombre qui prenait peu à peu forme dans sa tête...
- Ne craignez rien, rassura Ronon, nous ne vous ferons aucun mal !
- Oh que si ! s'agita l'autre. C'est comme ça que ça fonctionne ! Si vous refusez de vous battre, ils vous tueront !
- Mais enfin de qui parlez-vous ? l'interrogea Sheppard.
- Je parle des Arbitres !
Cassios n'eut pas le temps d'en dire davantage car un long grincement sinistre résonna dans la vaste pièce. La grille de plomb se souleva difficilement laissant entrer la poussière et le sable de l'extérieur. Un grondement sourd s'ensuivit. Le mur à l'opposé de la sortie trembla puis commença à s'avancer, petit à petit, repoussant les détenus vers le dehors. La panique s'empara des prisonniers et la terreur s'installa lorsque des pieux en acier s'échappèrent de cette cloison mouvante. Ils n'eurent d'autre choix que de sortir au grand jour où une mort certaine attendait chacun...
- Alors c'est pour ceci que vous nous avez fait enlever ! explosa Weir. Pour des paris ?!
Icarro'v l'avait sortit de ses rêves une fois le vaisseau atterrit. Il avait passé une sorte de menotte autour du poignet gauche d'Elisabeth avant de s'attacher lui-même la main droite, ne la perdant ainsi pas de vue. Ils étaient tous les deux dans la cohue, le Procureur plaçant de l'argent sur Ronon et Sheppard qui répondaient aux numéros de 13 et 14. Le Procureur sourit à la remarque si véridique de sa partenaire :
- Exactement Docteur, et j'espère bien remporter le tournoi cette année !
- En quoi consiste ce jeu ? demanda-t-elle inquiète par la foule qui accourut en masse pour parier.
- C'est très simple ! expliqua Icarro'v dont le visage s'animait d'une intelligence diabolique. Ici, sur Hadesis, il existe une règle qui dit que " tout individu qui ne combat par pour sa survie, mérite de mourir ". De là les Hadesiens ont pour coutume d'organiser chaque année un tournoi où s'affrontent les meilleurs soldats de ce monde, voir de cette Galaxie... Les enjeux sont immenses et l'argent qui trône sur les têtes de chacun atteint des sommes irrationnelles lorsque arrive la fin du championnat ! Et il facile de gagner si l'on choisit le bon combattant ! ajouta-t-il avec un sourire machiavélique.
- Mais enfin vous ne pouvez pas les obliger à s'entretuer ! s'exclama Weir horrifiée par les coutumes de ce peuple.
- S'ils refusent le combat, ils seront abattus par ces artilleurs que l'on nomme les Arbitres, exposa-t-il en désignant de l'index un ensemble d'hommes munis d'arc qui prenaient place sur les hauteurs de l'immense arène. Le Procureur regarda émerveillé la piste encore vide mais qui ne tarderait pas rassembler bientôt tous les guerriers capturés. Il imagina avec satisfaction l'argent qu'il gagnerait grâce au Lieutenant Colonel. Elisabeth le sortit soudainement de son rêve :
- Comment pouvez-vous faire une chose pareille ? se révolta-t-elle. Comment pouvez-vous prendre part à une telle infamie ? Vous ! reprit-elle. Un homme de loi qui recherche la justice !
- Justement Docteur, parlons-en, de la Justice ! s'emporta soudainement l'autre. Savez-vous qu'après la proclamation de l'innocence de Sheppard j'ai été déchu de mes fonctions ? Oui ! Parfaitement ! Ils m'ont exilé d'Aphrodis pour conspiration alors que je ne faisais qu'exécuter ma profession ! Et c'est vous qui en êtes à l'origine ! vociféra-t-il.
- Le Lieutenant Colonel Sheppard n'avait absolument rien à voir avec ce meurtre et vous le saviez depuis le début ! Vous vous moquiez éperdument de la justice ! Tout ce qui vous a toujours importé, c'est les intérêts qui vous pouviez obtenir lors de ces procès ! Je leur donne raison de vous avoir banni de leur société ! ajouta-t-elle froidement.
Icarro'v la gifla violemment. Elisabeth se tint droite malgré ce coup et le dévisagea, sa figure virant à l'écarlate, ses yeux brûlants d'une colère intense qu'elle peinait à contenir... Le Procureur la regarda avec mépris et eut une moue dédaigneuse. Il l'attrapa fermement par le bras et l'entraîna vers les tribunes déjà pleines. Puis il l'installa brutalement et, se glissant derrière elle, il lui susurra à l'oreille d'une voix moqueuse :
- Vous le croyez innocent, c'est bien cela ? Vous iriez jusqu'à donner votre vie pour le défendre, n'est-ce pas ?
Elisabeth ne répondit pas et observa les prisonniers qui commençaient à sortir contre leur volonté sous le regard plus que démoniaque des nombreux spectateurs. Elle frémit lorsque le Procureur glissa ses doigts dans son cou pour se rapprocher davantage et murmurer encore plus bas :
- Vous devriez m'être reconnaissante au contraire pour ce que je fais ! Je vous ouvre les yeux sur un homme plus qu'hypocrite ! Je vous apporte la preuve que depuis le tout début, il n'a fait que se servir de vous, de votre influence sur le monde qui vous entoure, de vos qualités honorable dans la diplomatie... Il vous utilisait comme outil pour réparer toutes ses erreurs. Il vous faisait devenir responsable de ses actes !
Elle resta de marbre, ce qui impressionna quelque peu Icarro'v qui avait rarement vue une femme lui tenir tête avec autant de tact. Il ricana tout en caressant ses cheveux :
- Allons donc Elisabeth ! Ne me dîtes pas que vous avez cru un instant que vous comptiez à ces yeux ! Ne me dîtes pas que vous donniez un sens à ses sourires charmeurs et à ses regards attendris !
- Si je l'ai cru, commença-t-elle froidement, et je le crois encore !
- Nous verrons ce qu'il en sera d'ici demain, conclut l'autre qui méprisait de plus en plus cette femme à chaque seconde qui s'écoulait... Les prisonniers arrivèrent au centre de l'arène. Les Arbitres envoyèrent une rafale de flèches afin de stimuler l'envie de survivre. Des fauves firent leur apparition parmi ces gladiateurs de fortune. Le combat s'engagea...
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Rodney restait là, incapable d'agir, incapable de prendre une quelconque décision, seul et abandonné... Le chagrin l'étouffait et il se sentit d'autant plus impuissant devant une telle situation. Il pensa avec ironie à toutes ses années d'études où il s'était acharné à son travail comme un dément, ne s'arrêtant jamais, de jour comme de nuit, sans aucun loisir, seul entre les quatre murs d'une pièce sordide qu'il avait baptisé bureau. Toutes ses années à apprendre, à ne jamais relever la tête pour souffler, tous ses efforts dans le vague espoir d'être Superman ! Mais il se rendit compte aujourd'hui que toutes les connaissances qu'il avait acquises ne lui avaient été d'aucune utilité pour sauver cette femme qui lui avait fait découvrir l'esprit de famille, la solidarité et l'amitié qu'un homme comme lui avait sacrifié dans sa jeunesse.
Sirius s'approcha de l'adulte et demanda d'une voix innocente :
- Elle dort maintenant ?
- Oui, marmonna McKay en étouffant un sanglot, elle dort maintenant...
- Il ne faut pas la réveiller alors... ajouta le gamin dont le regard naïf apporta un peu de réconfort à l'astrophysicien. Rodney se mordit la lèvre inférieure pour ravaler toute la tristesse qui l'inonda soudainement. Il hocha la tête comme pour donner raison à l'enfant : Teyla ne se réveillerait désormais jamais...
Ticarastafis apporta une couverture qu'elle déposa sur le corps luisant de la jeune femme puis la borda avant de se reculer.
- Merci, Ticaféterrasse... murmura faiblement Rodney.
La petite respecta silencieusement la douleur qu'éprouvait cet homme et ne lui rappela pas, une fois encore, qu'elle se nommait TICARASTAFIS. McKay ne bougeait toujours pas de sa position et fixait le vide de ses yeux éteints. Sirius tira sur le T-Shirt du scientifique pour le sortir de ses rêves et demanda :
- Dis, les méchants vont nous trouver ?
- Je ne sais pas, avoua McKay complètement perdu.
- Et s'ils nous trouvent ? Ils vont faire quoi ?
Rodney regarda les sept nains dont les yeux brillaient d'espoir et de peur. Ils craignaient l'arrivée des Wraith, pourtant chacun restait calme et attentif au moindre geste de l'astrophysicien. Serait-ce lui qui leur inspirait tant de courage ? tant de respect ? Il l'ignorait et se retourna vers l'Athosienne une dernière fois. Ses yeux errèrent quelques secondes encore sur cette silhouette faiblement éclairée par la lumière dorée du soleil... Il lui avait fait une promesse. A présent il devait s'y tenir.
Reprenant de l'assurance, il se leva et fit face aux enfants qui se reculèrent un peu impressionné par cet homme qui ne leur apparaissait pas des plus amicaux. Rodney réfléchis longuement à la situation et analysa le terrain qu'ils allaient prochainement fouler. Il se racla la gorge et commença par expliquer la situation :
- Bon très bien. Les Wraith veulent nous capturer pour absorber notre énergie vitale !
Les nains le regardèrent avec des yeux ronds, cherchant vainement le sens de ces phrases aux mots obscurs. Rodney comprit soudainement qu'il n'avait pas employé les bons termes et rectifia le tir :
- Les méchants veulent nous manger !
Il y eut une brusque panique chez les gamins et McKay parvint avec peine à rétablir le silence :
- Mais si vous ne voulez pas qu'ils vous attrapent, il vous faudra m'obéir au doigt et à l'œil ! C'est clair ?
Les enfants acquiescèrent en silence et écoutèrent attentivement les instructions que leur dictait le scientifique :
- Vous allez longer la rue sur le côté droit, là où il y a encore tous les stands debout. Vous êtes petits, vous resterez donc discrets. Une fois au bout de la rue, quand vous atteindrez la place, je veux que vous couriez comme des dératés jusqu'au Stargate !
- C'est quoi le Stargate ? demanda un petit garçon aux mèches blondes.
- Moi je sais ! s'écria soudainement Sirius en levant la main. C'est la roue avec de l'eau dedans !
- Oui c'est ça, soupira le scientifique un peu amusé par cette image simpliste mais qui lui redonna un semblant d'espoir.
- Et toi tu feras quoi ? demanda un autre gamin.
- Moi je serais derrière et je vous suivrais, enfin si j'y arrive... Au cas où je ne serais pas là, vous obéirez tous à Tassathé ! Compris ?
- Ticarastafis ! murmura l'autre concernée.
- Oui, bougonna l'adulte tout en se tournant vers cette dernière. Ticarastafis, si jamais il m'arrivait quelque chose, bien que j'espère de tout mon cœur que ce ne sera pas le cas, tu suivras le plan et tu emmèneras tout le monde à la Porte, d'accord ? J'ai confiance en toi.
La petite hocha la tête consciente du fardeau qui pesait à présent sur ses épaules. Ils grimpèrent les escaliers et regardèrent au dehors la ville déserte. Ils s'engagèrent sur le côté droit de la rue, comme prévu dans le plan, et se glissèrent derrière les étoffes de tapis et autres étalages saccagés par l'ennemi. Ticarastafis avançait en tête, les cinq autres suivaient en file indienne, Rodney fermait la marche, accompagné de très près par le petit Sirius. Au grand soulagement de tous, les chasseurs qui sillonnaient le ciel ne semblaient pas les apercevoir et aucun guerrier ne traînait dans les environs...
Mais Rodney comprit bien vite qu'une chance aussi inespérée ne pouvait exister. Lorsqu'ils parvinrent au bout de cette rue étroite et sale, ils purent observer la place dans son ensemble et constatèrent avec effroi que trois guerriers Wraith encerclaient la Porte, probablement à cause de son activation automatique vers une destination inconnue. Aucun moyen de parvenir à l'anneau sans se faire abattre par l'un de ces trois là.
Rodney regarda un à un chaque enfant avec tristesse. La plupart ne devaient même pas comprendre la signification du mot " mort ", et pourtant c'est bien ce qu'il les attendait. Le petit Sirius se blottit contre le scientifique et ne bougeait plus, tremblant de peur. McKay s'émut quelque peu de l'affection que lui portait le gamin. Tous les autres le regardaient, la terreur animant leurs visages si angéliques. Ils l'imploraient silencieusement, ils cherchaient tous l'espoir dans le visage si désemparé de ce Docteur impuissant.
Rodney mesura longuement leurs chances de survie. Il semblait évident qu'il ne parviendrait pas à la Porte quel que soit le plan qu'il échafaudait pour pouvoir l'atteindre. Mais il devait penser aussi à ces gamins... Il n'allait pas les livrer en pâture à ces êtres immondes ! Il pouvait sans doute négocier avec les Wraith pour obtenir un droit de passage en échange des sept nains mais il ne put s'y résoudre bien que ce fut là l'unique solution pour s'en sortir.
Il soupira, reconnaissant amèrement son échec total. Il ne lui restait plus aucun espoir, mais les enfants, eux, avaient encore une chance. Il décolla le petit Sirius de sa taille et déclara d'une voix autoritaire qui cachait mal son angoisse :
- Je vais éloigner les méchants de la Porte. Quand ils seront assez éloignés, je veux que vous suiviez Ticaglace...
- Ticarastafis !
- Vous courrez tous aussi vite que vous le pourrez et vous plongerez dans l'eau d'accord ?
Il hochèrent la tête simultanément. McKay serra contre lui chacun des gamins, puis prenant une longue inspiration il se lança vers les Wraith et chanta de toutes des forces sur un air des Queens :
- We are the champions of world ! We are the Champion...of world !!!! We are the champion, I am the champion, la... la... la la... la...
Les guerriers se dévisagèrent l"instant d'une seconde puis armèrent leurs fusils qui étaient cette fois-ci chargés pour tuer. McKay s'éloigna soudainement, échappant à leurs tirs ce qui les obligea à se déplacer. Il courut comme un aliéné à travers l'immense place, les trois guerriers sur ses talons. Il haletait toujours, récitant les paroles en coupant chaque syllabe. Il s'arrêta un instant pour enclencher son signal d'authentification afin que les mômes ne s'écrasent pas sur une paroi d'énergie. Cette seconde lui fut fatale et il reçut dans le bas du dos une décharge d'énergie qui l'immobilisa, puis une seconde dans la nuque. Il s'effondra au sol, complètement inerte. Il aperçut du coin de l'œil les nains qui franchirent la Porte libérée, puis son esprit s'embruma et ce fût le néant...
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John et Ronon tentèrent de se mettre à l'abri pour éviter la pluie de flèches qui s'abattit avec frénésie sur les prisonniers désemparés. La moitié déjà des guerriers présents s'effondrèrent sous les yeux plus qu'excités de la foule cruelle. La cinquantaine d'hommes qui restaient debout s'agita lorsque des fauves semblables à des tigres firent leurs apparition. Ils engagèrent donc le combat sous le regard satisfait des spectateurs. Des armes traînaient à terre, et chacun se jeta sur ce qui lui semblait approprié avant de se relever et d'attaquer son voisin. Sheppard et Dex se dévisagèrent, puis s'emparèrent eux aussi de cet arsenal dans le but de se défendre contre leurs agresseurs. Ronon ramassa une hache tandis que le Colonel referma ses doigts sur un javelot affûté et luisant sous la poussière.
Un homme l'assaillit à l'aide de ce qui ressemblait à une massue recouverte de rouille. Le Colonel para l'attaque sans difficulté et repoussa son offenseur qui tomba au sol. Sheppard lui tendit la main afin de l'aider à se relever mais l'homme fut dès l'instant transpercé par trois flèches meurtrières. Du sang se déversa sur ses vêtements et il trembla sous le coup de la douleur jusqu'à ce que la mort vienne le chercher...
John serra les dents, soudainement atteint pas un excès de rage. Il regarda en direction des artilleurs qui visaient avec soin leurs prochaines victimes. Il haïssait ces gens, ces " arbitres " sans honneur qui n'avaient aucun remord à abattre un homme à terre. Il se redressa et observa ce lieu qui lui apparût des plus étranges.
Le soleil éclairait cette vaste arène immaculée qui s'élevait sur environ quatre vingt mètres de haut et dont le diamètre atteignait facilement quatre cent mètres. Des hurlements lui parvinrent en provenance de la foule en délire.
Sheppard parcourut les tribunes du regard... Où pouvait-il bien être ? Et qui donc était ce peuple aux loisirs si barbares ? Ses yeux errèrent longuement parmi les visages hystériques lorsqu'ils croisèrent ceux d'une femme. Maintenue contre son gré, elle observait la scène, tentant d'être impassible mais laissant malgré tout transparaître une certaine inquiétude à l'égard du Colonel. Elle ne le quitta pas du regard et ils restèrent longtemps à s'observer ainsi, sans rien dire, les mots ne pouvant exprimer ce qu'ils ressentaient...
John ne sut trop ce qu'il devait éprouver... En effet Elisabeth paraissait saine et sauve, et la joie l'effleura quelques secondes... Mais la voir en compagnie du Procureur Icarro'v le rendit soudainement sombre et ténébreux... D'autant plus que ce dernier se trouvait à proximité du Docteur et s'en rapprochait davantage. Sheppard sentit la colère monter peu à peu en lui lorsqu'il vit l'autre caresser Weir et lui murmurer à voix basse des mots qu'il ne pouvait entendre... Et pourquoi donc Elisabeth se laissait-elle ainsi faire ? Pourquoi ne repoussait-elle pas cet être immonde qui avait un jour oser se proclamer défenseur de la Justice ?
Il semblerait que tu te sois fait laminé sur ce coup... ricana l'Autre.
John sentit la haine l'étouffer. Il entra dans une rage frénétique qui lui procura force et détermination. Il fit virevolter sa lance avec agilité et maîtrise, prêt à recevoir ses assaillants. La vitesse à laquelle il déplaçait son arme fut cause d'un sifflement perçant qui trancha l'air chaud et sec de cet endroit hostile.
Trois hommes voulurent le combattre. Ils approchèrent, d'abord hésitants, puis se jetèrent sur le militaire. Tout en maintenant fermement son javelot par l'extrémité, comme s'il s'agissait d'une batte de base-ball, John pivota sur lui-même et frappa simultanément les trois individus.
Tous volèrent sous la puissance dévastatrice du coup et atterrirent mal en point à une dizaine de mètres plus loin.
Le Colonel regarda abasourdi les trois hommes qui peinèrent à se relever, souffrant encore du choc qu'ils avaient reçu de la distante sur laquelle ils avaient plané... Un frisson parcourut John. Même énervé, il n'était pas capable d'un tel exploit, d'une telle force... Il lâcha son arme, de peur d'aller trop loin derrière la limite qu'il s'était imposée, de peur de ne plus pouvoir en revenir... Il observa avec effroi cette scène de terreur où tous cherchaient désespérément à ne pas être jugé inaptes au combat par les Arbitres. John contempla quelque peu horrifié le spectacle. Ils combattaient les uns contre les autres, ils se blessaient mutuellement... Ils s'entretuaient sans répit alors qu'ils partageaient tous la même cause ! Sheppard dodelina de la tête et soupira longuement. Non, il ne ferait pas parti de ce combat. Non, il n'offrirait pas le plaisir à la foule, il ne massacrerait pas ces esclaves de jeux. Non, il refusait catégoriquement tout ça...
- Il la tuera... murmura une voix dans son dos.
John se retourna, surprit, et découvrit à terre le faible Cassios, gravement blessé au ventre. Sheppard se pencha au-dessus de lui et grimaça en comprenant qu'il n'y avait plus rien à faire pour sauver le mourant. Il resta néanmoins auprès de ce dernier, malgré les risques qu'il encourrait, et l'incita à continuer :
- Je vous demande pardon ?
- Icarro'v la tuera si vous venez à perdre le tournoi... Vous ne comprenez donc pas ? Il vous utilise dans le but d'amasser une somme considérable d'argent et il attise votre violence en gardant cette femme auprès de lui... Mais si vous veniez à mourir, que fera-t-il d'elle ? Il la tuera...
- Attendez, s'exclama le Colonel, comment connaissez-vous Icarro'v et comment savez-vous qu'il...
Sheppard s'interrompit lorsque l'homme cessa de respirer et se détendit, le regard paisible. Il était mort...
John se releva et regarda en direction du Procureur. Maintenant il percevait le sombre plan de cet homme dans lequel lui et Elisabeth n'étaient que de vulgaires pions... Le Colonel se trouvait donc face à un dilemme. Il devait survivre s'il voulait qu'Icarro'v libère le Docteur Weir, or pour cela il devait gagner le tournoi...
Dans ce cas mon cher Colonel, nous les tuerons tous jusqu'au dernier !
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